Pape

Intérêt
Pape est un titre qui désigne un certain nombre de chefs d’Églises chrétiennes. Parmi celles-ci :
  • l'Église catholique romaine dont le pape est l'évêque de Rome, chef spirituel des catholiques dits romains et chef temporel de l'État du Vatican. Le pape catholique actuel est Benoît XVI, élu à l'âge de 78 ans le 19 avril 2005.
  • l'Église copte dont le pape actuel est Chenouda III ; elle affirme que sa lignée remonte à Marc l'évangéliste.
  • l'Église arménienne, dont le pape porte aussi le titre de catholicos. L'actuel (2004) pape se nomme Garéguine II.
  • Certaines Église orthodoxes dont le patriarche porte entre autres le titre de pape, en particulier celle d'Alexandrie dont le pape-patriarche actuel est Théodore II.

Toutefois, seules les deux premières utilisent le titre de pape comme titre principal. Pour les autres, il n'est que rarement employé.

Dans l'usage français reconnu par tous les dictionnaires usuels, le terme « pape » employé sans plus de précision désigne exclusivement le chef suprême de l'Église catholique. C'est dans ce sens seul que ce terme est employé dans cet article ainsi que dans les autres articles traitant des papes, sauf mention contraire.

Pour les catholiques, la lignée des papes remonte à l'apôtre Pierre qui aurait été le premier évêque de Rome, jusqu'à sa mort en 64 ou 67. Selon l'évangile, le rôle de dirigeant de l'Église lui a été attribué par le Christ : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église... je te donnerai les clefs du Royaume des cieux » (Mt 16,18-19), et par les paroles : « Pais mes agneaux...Pais mes brebis...Pais mes brebis », selon l'évangile de st Jean (cf. Jn 21,15.16.17).

Table des matières

1. Origine du mot

Le mot pape (en grec πάππας, pappas) n’a rien d’un titre officiel, c’est une appellation d’affection respectueuse, celle que l’enfant donne à son père (« papa »). La première attestation de ce mot pour désigner un chef religieux de premier plan remonte à 306 à Alexandrie : la population chrétienne de cette ville le décerna comme titre à son évêque, Pierre d’Alexandrie. Il n’est pas impossible que cette simple appellation familière soit devenue par la suite traditionnelle à propos du titulaire du siège d’Alexandrie.

A l'origine le titre "Pape" était attribué à tous les évêques, comme une marque d'affection. En Occident, il fut progressivement réservé au seul évêque de Rome en raison de l'affirmation de la primauté de son siège, à partir du Modèle:IVe siècle.

Aujourd’hui encore, les Grecs appellent pappas les prêtres de l’Église orthodoxe (ce mot grec est à l’origine du mot français « pope »).

2. Primauté du siège de Rome

Si le pape a une quelconque autorité sur l'Église catholique, c'est uniquement parce qu'il est l'évêque de Rome, en raison de l'importance de cette ville dans l'histoire politique et dans celle du christianisme en occident. Le pape apparut en effet comme le successeur de saint Pierre, ce qui fait de lui le Vicaire de Jésus-Christ, et donc le chef visible (à la place du Christ invisible) de l'Église universelle.

La seule titulature officielle du pape, dans l’antiquité est celle d’« évêque » (sous-entendu : de la Ville). Aujourd’hui encore, les bulles pontificales sont signées de ce seul titre, accompagné de la formule grégorienne : Ego, N., episcopus, servus servorum Dei. (« Moi, N., évêque, serviteur des serviteurs de Dieu »).

Du point de vue de l'administration civile, l'Empire romain était divisé en provinces, chacune étant dirigée à partir de sa métropole (littéralement « ville-mère », en grec). Du point de vue de l'administration des Églises, cette désignation ne s'appliquait qu'à Antioche, Alexandrie et Nicomédie, puis à Constantinople qui remplaça cette dernière.

À la fin du IIIe siècle ou au tout début du IVe siècle, l'évêque de chaque métropole, ou métropolite, prit l'ascendant sur les autres évêques de sa province.

En 325, le Concile de Nicée entérina cet état de fait : nul évêque ne put ordonner un prêtre ou un autre évêque sans l'accord de son métropolite. Le même concile affirma aussi, pour trancher le conflit mélitien et en se référant, dit-il, à un usage déjà constitué, que trois métropolites avaient des compétences qui dépassaient le cadre de leur province, celui d'Alexandrie, celui de Rome et celui d'Antioche.

La circonscription qui dépendait d'Alexandrie regroupait toutes les provinces d'Égypte et de Libye. Bien que les actes du concile ne précisent pas quelles sont les limites des deux autres, on peut supposer qu'Antioche avait la responsabilité de la Syrie, de la Palestine et des provinces limitrophes, et que Rome dominait l'Italie avec, peut-être, une certaine influence en Gaule et en Afrique (comme en témoigna le Concile d'Arles en 314).

Pendant le Modèle:IVe siècle, le siège de Rome resta relativement à l'écart des principaux débats théologiques, pour des raisons linguistiques et géographiques : les principaux conciles se déroulèrent en Orient et se tinrent en langue grecque ; le métropolite de Rome n'y envoya souvent que de simples prêtres ou des évêques mineurs pour le représenter et ceux-ci ne prirent pas part aux votes.

Malgré cette faible implication et l'absence d'autorité sur la chrétienté orientale, Rome réclamait un certain prestige, équivalent à celui des métropoles orientales. Son éloignement relatif conduisit alors les Églises d'Orient à lui demander son arbitrage à plusieurs reprises, lors de la crise arienne, puis à propos des discussions sur la nature du Christ. La position de Rome, dans les querelles doctrinales, fut de soutenir le siège d'Alexandrie, aussi, Théodose Ier, à son avènement, proclama pour loi religieuse de tout l'empire, « la foi de l'évêque de Rome et de l'évêque d'Alexandrie ».

Les conciles de Constantinople (381) et de Chalcédoine (451) accordèrent le même statut de « super métropolite » (qui devait devenir la dignité de patriarche) aux évêques de Jérusalem et de Constantinople. Le premier siège échappait ainsi au pouvoir d'Antioche, alors aux mains d'un évêque arien, et devenait autonome ; le second siège obtenait quant à lui un rang égal à celui de Rome, l'évêque de cette ville ne gardant pour lui qu'une « primauté d'honneur », fondée sur le fait qu'il était le successeur de saint Pierre.

Ce système était calqué sur l'administration civile : Constantinople était la capitale de l'empire d'Orient, Rome se voulait son égale en Occident, insistant spécifiquement sur une première place historique et symbolique, tandis qu'Alexandrie demeurait une capitale économique incontournable.

Au cours des siècles suivants (Ve - Modèle:VIIe siècle), le siège de Rome s'éloigna des Églises d'Orient et sut accroître son influence en Occident. Plusieurs facteurs favorisèrent cette évolution :

  • Le fait de demeurer à l'écart de toute puissance civile ou militaire qui aurait pu lui faire ombrage : les derniers empereurs d'Occident vécurent à Milan ou à Ravenne, puis il ne resta plus que l'empereur installé à Constantinople. L'alliance avec les rois francs, convertis au Christianisme nicéen à partir de Clovis (496), favorisa par la suite l'influence de l'Église romaine auprès des souverains barbares.
  • L'absence d'autre chef religieux de premier plan en Occident. Tous les patriarches demeuraient en Orient et le seul siège de métropolite qui eût quelque importance, celui de Carthage, fut longtemps entre les mains des Vandales ariens, et perdit son influence. Par la suite, au Moyen Âge, les papes furent les principaux artisans de la Réforme de l'Église.
  • La politique active menée par des papes de forte personnalité (en particulier Grégoire le Grand et Léon Ier) ; ces derniers se firent les promoteurs de la mission chrétienne, jouant un rôle de première importance dans la fondation de nouvelles Églises dans les royaumes barbares, comme en Angleterre.
  • Le prestige de Rome, ancienne capitale de l'Empire, et qui le resta dans les esprits longtemps après la déposition du dernier empereur d'Occident, en 476 : c'est en ce sens que Michel Butor a pu parler au XXe siècle du Pape comme le « fantôme des empereurs hantant leur ville éternelle ».

Enfin, à ce prestige s’ajoutait celui conféré par le titre de « successeur de saint Pierre » (qu’il fût ou non justifié). Rome, en tant que lieu de sépulture des apôtres Pierre et Paul, fondateurs de l’Église chrétienne selon le mot de saint Irénée, en effet, demeura un lieu de pélerinage très fréquenté (sur la tombe des apôtres: ad limina apostolorum).

3. Rôle politique

Le rôle politique de la papauté, revendiqué à partir du Moyen Âge (notamment, comme conséquence de la Querelle des Investitures, survenue pendant la seconde moitié du Modèle:XIe siècle) est secondaire dans l'Église catholique. Chef de l'Église catholique romaine, le pape est également le souverain des États pontificaux, actuellement l'État de la Cité du Vatican.

4. Mode de désignation

Le « règne » d'un pape se nomme pontificat (de pontife, « prêtre ») et son mode de désignation est une élection.

Pendant le premier millénaire, l'élection du pontife romain revenait canoniquement aux membres de son Église, clercs et laïcs confondus. Mais bien souvent le pouvoir politique interférait et se prévalait de ce droit. Aussi, à partir du Modèle:XIe siècle, l'élection du pape fut réservée aux cardinaux romains par décret : ce changement fut l'œuvre du pape réformateur Nicolas II, le 13 avril 1059).

le collège des électeurs se réunit en conclave (lieu fermé) : les cardinaux, eux-mêmes « créés » par le pape, en demeurent membres jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge de 80 ans.

Le pape est élu à vie, à de très rares exceptions près : Célestin V a démissionné pour vivre dans un monastère – il y fut peut-être incité par son successeur, Boniface VIII. Grégoire XII, quant à lui, démissionna lors du concile de Constance (4 juillet 1415), dans le but louable de mettre fin au grand schisme d'occident. Il le fit non pas en personne, mais par la voix d'un procurateur. Son successeur, Martin V, fut élu plus de deux ans après, le 11 novembre 1417.

5. Insignes et attributs pontificaux

Dans l'Église catholique romaine, un certain nombre d'insignes sont réservés au pape :

  • la tiare : coiffe non liturgique, à triple couronne (symbolisant le pouvoir terrestre sur les États pontificaux, le pouvoir spirituel sur les âmes, le pouvoir moral sur les princes). Elle n'est plus portée depuis Paul VI
  • l'anneau du Pêcheur, symbolisant saint Pierre, utilisé pour sceller les brefs et les encycliques, personnel à chaque pape (le cardinal camerlingue le brise solennellement après la mort du pape en titre)
  • les clefs de Saint Pierre : elles figurent sur les armes pontificales
  • la soutane blanche : depuis Pie V, en hommage à son origine dominicaine
  • la sedia gestatoria : chaise à porteurs, qui n’est plus utilisée depuis la mort de Jean-Paul Ier, et que Jean-Paul II a remplacée par une automobile.
  • le flabellum : éventail à long manche, en plumes d’autruches, supprimé par Paul VI
  • le gonfalon : étendard des armées pontificales

Dans le domaine liturgique, seul le pape a le droit de célébrer sur l'autel pontifical des basiliques majeures, la basilique Saint-Pierre, Saint-Jean du Latran, Saint-Paul hors les murs, et Sainte-Marie majeure.

Jusqu'à Paul VI, le pape possédait également des ustensiles particuliers pour le culte :

  • la nappe Incarnatus est une nappe constituée de 13 morceaux de toile damassée et frangée d’or. Repliée au début de la messe, elle est dépliée après l’« Incarnatus est » du symbole de Nicée-Constantinople
  • le chalumeau en or est utilisé pour boire au calice

6. Chronologie abrégée de l'histoire de la papauté

6.1. Antiquité

-4? : Naissance de saint Pierre, prédicateur juif, premier pape de la chrétienté.
64? ou 67? : Décès de saint Pierre, prédicateur juif, premier pape de la chrétienté.
222 : Le pape Calixte est tué durant un soulèvement populaire anti-chrétien.
258 : Le pape Sixte II est martyrisé.
312 : Le palais de Latran à Rome devient la résidence du pape.
399 : Le pape et d'autres évêques condamnent la doctrine d'Origène.
401 : Le pape saint Innocent Ier proclame son pouvoir universel sur la chrétienté.
417 : Le pape rejette le dogme du péché originel.
418 : Le pape se rallie au dogme du péché originel.
431 : Le pape Célestin envoie son diacre Palladius en Irlande qui en devient le premier évêque.
447 : Le pape demande l'exécution de tous les ennemis de l'Église.
452 : Le pape Léon persuade Attila de renoncer à Rome et à se retirer.
484 : Le pape refuse l'édit impérial Henotikon qu'il considère comme hérétique.
495 : Les évêques d'Italie soutiennent la pape Gélase contre l'empereur Anastase qui veut établir la doctrine monophysite.
495 : Le pape affirme que son autorité spirituelle est supérieure à l'autorité temporelle de l'empereur.
525 : Théodoric emprisonne le pape après son échec comme médiateur entre les Wisigoths et Byzance.
536 : Début du pontificat de saint Silvère, fils du pape Hormisdas. >537
590 : Publication d'un recueil de 35 volumes des prédications du pape Grégoire.
590 : Début du pontificat de saint Grégoire Ier le Grand, premier moine élu contre son gré comme pape. >604
591 : Le pape Grégoire Ier écrit un traité à la gloire des confesseurs.
593 : Le pape saint Grégoire Ier professe la foi au Purgatoire.
593 : Augustin de Canterbury, envoyé par le pape Grégoire Ier, arrive dans le Kent, en Grande Bretagne, pour convertir les Anglo-Saxons au christianisme.
653 : L'empereur byzantin Constant II fait arrêter et emprisonner le pape Martin Ier.
655 : Le pape Martin Ier meurt sous la torture.
692 : Willibrord rencontre le pape à Rome.
719 : Boniface est envoyé par le pape évangéliser la Hesse et la Thuringe.
729 : Liutprand, le roi des Lombards, fait don au pape de villes et territoires d'Italie.

6.2. Moyen Âge

739 : Menacé par Liutprand, le roi des Lombards, le pape appelle Charles Martel à son secours. Il refuse.
752 : Le pape remet à Pépin le Bref la bannière de saint Pierre comme insigne militaire.
754 : Pépin le Bref est sacré par le pape.
754 : Pépin le Bref et le pape signe le Traité de Quierzy créant les États pontificaux. Le pape reconnaît en contre-partie la dynastie carolingienne.
769 : Lors du concile de Latran à Rome l'élection du pape est retirée aux laïcs.
772 : Le pape Adrien Ier obtient l'alliance de Charlemagne contre le roi lombard Didier.
786 : Le denier de Saint Pierre est prélevé régulièrement par le pape en Angleterre.
799 : Le pape Léon III est accusé d'adultère et de parjure.
799 : Charlemagne réinstalle dans ses fonctions le pape chassé de Rome.
816 : Couronnement de Louis le Pieux par le pape.
824 : Le pape retombe sous la coupe de l'empereur germanique.
831 : Anschaire (Oscar ou Ansgarius) est nommé évêque de Hambourg par le pape.
845 : Anschaire (Oscar ou Ansgarius) est nommé évêque de Brême par le pape.
866 : Photios (Photius) conteste dans son encyclopédie l’orthodoxie du pape et de l’église romaine.
867 : Le pape Adrien II approuve la traduction des textes de la liturgie en slavon.
897 : Le pape Théodore II fait déterrer son prédécesseur Formose et le juge.
928 : Le pape Jean X est incarcéré et assassiné sur ordre de Marozie.
963 : Le pape Jean XII est déposé pour meurtre, inceste et parjure.
996 : Début du pontificat de Grégoire V, premier pape allemand. >999
1000 : L'Église de Pologne reconnaît l'autorité du pape.
1000 : Début du règne d'Étienne Ier, roi de Hongrie, sacré avec une couronne envoyée par le pape. >1038
1054 : Robert Guiscard, fait duc d'Apulie et de Calabre par le pape, est invité à prendre la Sicile aux Arabes.
1059 : Les Normands confirment la souveraineté du pape sur l'Italie et la Sicile et s'y implantent avec son soutien dans le Sud et sur l'île.
1073 : Le pape Grégoire VII enlève le pouvoir d'investiture aux états.
1076 : L'empereur romain germanique Henri IV tente de déposer le pape Grégoire VII.
1077 : Le pape confie l'administration de la Corse à Pise.
1077 : L'empereur germanique Henri IV fait pénitence à Canossa devant le pape Grégoire VII.
1094 : L'empereur de Byzance demande l'aide du pape contre les Turcs.
1095 : L'empereur byzantin Alexis Comnène demande l'aide du pape Urbain II pour lutter contre les Turcs. Le pape Urbain II prêche la Croisade à Clermont.
1119 : Le pape ordonne aux chrétiens l'extermination de tous les hérétiques.
1143 : Le pape reconnaît le Portugal comme un royaume indépendant.
1199 : La pape Innocent III interdit la lecture de la Bible au peuple.
1216 : Saint Dominique fonde son ordre mendiant, les Dominicains, ordre qui est reconnu par le pape.
1231 : Le pape Grégoire IX institue l'Inquisition.
1245 : Le pape Innocent IV envoie le frère franciscain Giovanni da Pian del Carpini comme missionnaire auprès de l'empereur mongol. >1247
1261 : Le roi Henri III d'Angleterre s'allie avec le pape qui le délie de son serment sur les Provisions d'Oxford.
1284 : le pape est désormais sénateur à vie de Rome.
1301 : Jacopone da Todi excommunié par le pape compose en prison des cantiques (Laudi).
1302 : Le pape Boniface VIII revendique la suzeraineté mondiale pour la papauté par la bulle Unam Sanctam.
1303 : Attentat d'Agnagni : Philippe IV le Bel fait prisonnier le pape Boniface VIII.
1305 : Début du pontificat de Clément V, premier d'une série de pape français. >1316
1308 : Le pape nomme Jean Corvin évêque de Pékin (Beijing).
1309 : L'ancien évêque de Bordeaux devenu le pape Clément V se fixe en Avignon.
1323 : Le pape Jean XXII condamne les Fraticelli, une tendance des Franciscains, comme hérétiques en raison de leur croyance en l'importance de la pauvreté du Christ.
1324 : Le pape Jean XXII excommunie Louis de Bavière.
1353 : Il est dorénavant interdit d'en appeler au pape en matière juridique.
1375 : Création de l'évéché de Sospel, par fidélité au pape d'Avignon. >1409
1377 : Le pape Grégoire XI ramène la papauté à Rome. Le pape condamne les thèses de Wyclif.
1379 : Clément VII revient en Avignon comme anti-pape (Grand Schisme).
1455 : Le pape prêche vainement la croisade contre les Turcs.
1484 : Le pape Innocent VIII demande d'intensifier la chasse aux sorcières.
1494 : Par le traité de Tordesillas, le Portugal et l'Espagne se partagent le Nouveau Monde avec la bénédiction du pape Alexandre VI.
1503 : Le pape autorise les Chevaliers teutoniques à vendre des Indulgences.
1511 : Le pape Jules II organise une Sainte Ligue contre le roi Louis XII de France.

6.3. Époque moderne

1516 : Le Concordat de Bologne entre le pape et François Ier de France reconnaît l'Église gallicane.
1517 : Le pape autorise la traite des noirs.
1538 : Le pape Paul III fait signer une trêve à Nice entre François I de France, installé au château de Villeneuve et Charles Quint (Charles V) qui se tient dans une galère dans la rade de Villefranche.
1540 : Le pape Paul III autorise la Société de Jésus (les Jésuites), fondée par Ignace de Loyola (1491-1556).
1554 : Palestrina dédie sa messe au pape Jules III.
1559 : Le pape Paul IV, par l'Index, interdit les écrits hostiles à l'Église.
1582 : Le calendrier grégorien est introduit dans les pays catholiques par le pape Grégoire III.
1585 : Le pape déclare Henri de Bourbon-Navarre protestant déchu de ses droits à la couronne de France.
1622 : Le pape fonde un institut de propagande, Congregation de propaganda fide.
1623 : Le pape destine la congrégation de l'Oratoire, introduite en France par Bérulle, à prendre en main l'éducation.
1642 : Le pape interdit l'usage du tabac.
1684 : La Sainte-Ligue composée du Saint empire, de la Pologne et de Venise est formée par le pape Innocent XI pour combattre les Ottomans.
1738 : Bulle In eminenti : le pape excommunie la Franc-maçonnerie.
1742 : Le pape condamne la politique des Jésuites en Chine.
1773 : Le pape Clément XIV persécute les Jésuites.

6.4. Époque contemporaine

1809 : Napoléon annexe les États de l'Église et retient prisonnier le pape Pie VII qui l'excommunie.
1814 : Le pape Pie VII retourne à Rome. L'ordre jésuite est rétabli.
1854 : Le pape Pie IX proclame le «dogme de l'Immaculée conception de la vierge Marie ».
1860 : Les États pontificaux sont envahis mais le pape reste à Rome.
1869 : Le pape Pie IX convoque le Premier Concile du Vatican pour discuter du dogme de l'infaillibilité pontificale.
1878 : Le pape Léon XIII condamne le socialisme.
1929 : Un concordat est signé entre le pape Pie XI et l'Etat Italien : création de la cité du Vatican. Indépendance de l'État du Vatican ("Saint-Siège").
1933 : Le Saint-Siège signe un concordat avec l'Etat Allemand.
1939 : Eugenio Pacelli est élu pape sous le nom de Pie XII. Son silence devant les agissements de l'Allemagne nazie, en particulier en ce qui concerne la persécution des juifs, est source de controverse.
1953 : Pie XII proclame le dogme de l'Assomption de la Vierge.
1954 : Le peintre britannique Francis Bacon commence sa série sur le portrait du pape Innocent X.
1978 : Karol Wojtyła est élu pape sous le nom de Jean-Paul II. Ses positions concernant l'usage du préservatif dans un monde où l'épidémie de SIDA se répand sont controversées.

7. Liens

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