Âge du cuivre

Intérêt
L’âge du cuivre, correspond dans un sens plus restrictif et dans une acception culturelle au chalcolithique des préhistoriens français (les préhistoriens italiens emploient quant à eux le terme eneolitico). Il désigne souvent – abusivement – une période intermédiaire de la préhistoire, étape de transition entre les industries lithiques et osseuses caractéristiques du néolithique final et l’industrie métallurgique naissante qui les supplante ensuite à l’âge du bronze.

En réalité, dans les cultures du chalcolithique, des minerais tels que l'or, l'argent et le cuivre sont exploités dans le cadre d'un artisanat secondaire, l'essentiel de la production demeurant en pierre et en os.

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1. L'âge du cuivre en Europe occidentale

En Europe occidentale, l'âge du cuivre s'étend approximativement de -2500 à -1800. Initialement, la diffusion d'un artisanat du cuivre dans ces régions pourrait s'être faite depuis la mer Égée grâce à une voie commerciale danubienne. Et encore, celui-ci paraît limité. Il faut noter que sur la façade atlantique, par exemple, la première production métallurgique dominante jusqu'à celle du bronze demeure celle de l'or. Entre -1800 et -1600, le mélange de l'étain et du cuivre donnent naissance dans ces régions à la métallurgie du bronze, caractéristique du premier véritable âge des métaux et à l'origine de nombreux bouleversements.

2. Caractéristiques de l'artisanat chalcolithique

À la différence du bronze et du fer, l'artisanat du cuivre semble avoir coexisté très longtemps avec celui de la pierre, sans amener de réels bouleversements socio-économiques dans les civilisations qui le connaissaient. Il est également attesté par l'archéologie que l'utilisation du cuivre concerne des civilisations contemporaines et voisines d'autres qui l'ignorent, ou d'autres qui possèdent déjà une métallurgie du bronze.

La faible incidence du cuivre sur les cultures préhistoriques peut principalement s'expliquer par les difficultés et les faibles bénéfices de son exploitation : recueilli en faibles quantités à l'état naturel, le minerai est martelé avant d'être fondu et moulé à 1000° Celsius environ. La production est anecdotique comparée à l'industrie lithique et concerne principalement des pièces de taille modeste. Poignards à soie et alènes en sont les plus représentatives. À la même époque, les productions lithiques sont aussi souvent plus fines.

Les cultures ou civilisations les plus représentatives du chalcolithique sont surtout connues pour :

  • la « retouche par pression », technique permettant une finesse inégalée dans l'élaboration du mobilier lithique, par le détachement successif de petits éclats.
  • la céramique campaniforme : la céramique est dite « cordée », en raison du motif appliqué sur la pâte crue. Elle est d'origine nordique et provient des régions du Jutland, de l'Allemagne du nord et de la Hollande actuelle)
  • les mégalithes de la façade atlantique, tels ceux de Carnac en Bretagne ou de Stonehenge, en Grande Bretagne.
  • les stèles anthropomorphes du nord de la Méditerranée (Languedoc-Roussillon, Gard, Vaucluse, Corse, Sardaigne).

3. Repères chronologiques

L'âge du cuivre n'étant pas une période, il est exclu d'en donner une chronologie. Néanmoins, quelques repères permettent d'évaluer la diffusion des métaux dans l'industrie préhistorique :

  • en Égypte, le mobilier en cuivre se répand à la période caractérisée par le site de Nagada, vers -4000 à -3200 : haches plates, herminettes, ciseaux, couteaux à manche en os et épingles en témoignent ;
  • dans la vallée de l'Indus, l'usage du métal est attesté vers -2500 : les sites d'Harappa et de Mohenjo-Darô y ont fourni du mobilier en plomb, argent, cuivre à forte teneur en arsenic (à l'état quasi-naturel) et même en bronze comme en témoignent scies, perles, fermoirs de colliers, ou encore anneaux de chevilles ;
  • à Chypre, c'est sans doute sous l'influence anatolienne que se développe l'exploitation du minerai de cuivre. À Ambelikou, la présence de céramiques rouges permet de la dater d'environ -2300 à -2000 ;
  • À Troie, les fouilles d'Heinrich Schliemann révêle la présence de cuivre au niveau le plus ancien, mais c'est surtout aux niveaux II-III (-2300 à -2100) que le mobilier en cuivre se multiplie ;
  • le plus ancien artisanat du cuivre connu en Bulgarie date de -4500 à -4000 ;
  • en Suisse, il est daté d'environ -3700 (civilisation de Pfyn). ;
  • chez les civilisations précolombiennes, l'usage du cuivre précède de peu l'arrivée des Européens au début du XVIe siècle.


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