Mythologie grecque

Intérêt
La mythologie grecque est constituée par l’ensemble des mythes provenant de la Grèce antique.

Ces récits, familiers à tous les anciens Grecs, constituent les fondations de leurs rites ainsi que de la représentation qu'ils se faisaient du monde, au moins jusqu'à Protagoras. Cette mythologie est aussi à l'origine, pour la plus grande part, de celle des Romains.

Table des matières

1. Présentation

Dans la mythologie grecque, les dieux du panthéon polythéiste sont anthropomorphes et sont avant tout la personnification des forces de l'univers. Bien que certains d'entre eux semblent avoir un certain sens de la justice, ils peuvent se montrer mesquins et rancuniers. La faveur des dieux est gagnée par des sacrifices et la piété, mais ceci ne garantit rien ; en effet, ils sont réputés pour leurs fréquents changements d'humeur ; leurs colères sont terribles et leurs amours peuvent être tout aussi dangereuses.

Le monde de la mythologie grecque est complexe : monstres, guerres, intrigues et dieux inquisiteurs y sont nombreux, et les généalogies s'entrecroisent.

Il est notable que les Anciens mêlaient les événements de leur mythologie à ceux de leur histoire. Ainsi, l’Iliade et l’Odyssée étaient considérées comme historiques. Il n’y a en revanche pas de continuité entre le temps des dieux et le temps des hommes, les événements décrits dans les différentes théogonies se déroulant dans un temps parallèle à celui de l’humanité. La différence entre les dieux et les hommes ne s’exprime pas en termes de nature mais en terme de degré.

Ces croyances peuvent être comparées à la façon dont, par exemple, certains chrétiens créationistes d'aujourd'hui interprètent littéralement la Bible comme un récit historique. De sorte, les Grecs se considéraient eux-mêmes les descendants de héros mythiques. Cette tendance s'est accrue avec l'évhémérisme. Le théâtre grec, avec Eschyle, Sophocle et Euripide montre la façon dont les hommes conçoivent l'action des dieux dans leur monde. Dans l'œuvre d'Eschyle, le concept d'ananke préside ce qui peut être conçu comme un équivalent du destin dont serait absent le concept de déterminisme.

En plus de son utilisation constante dans les arts et les sciences humaines (comme la psychanalyse et son complexe d’Œdipe), la mythologie grecque fournit des récits très riches que l’on peut encore apprécier aujourd’hui.

2. Mythologie et religion

La mythologie grecque représente-t-elle une « vraie » religion ? La question peut sembler étrange car il est difficile de définir ce que serait une vraie religion par opposition à ce qu’elle ne serait pas, d’autant que la religion grecque reposait sur des rites, et non sur un texte sacré et sur des dogmes. On peut cependant se demander si la mythologie apportait des réponses aux questions existentielles, métaphysiques ou morales que se posaient les Grecs, comme peuvent le faire les religions reconnues.

À ce titre, le mythe hésiodique des races explique ce qui attend les hommes après leur mort. Il décrit une succession de races : la race d’or, la race d’argent, la race de bronze, la race de fer, plus d’autres non nommées. Plus que le métal ou l’alliage dont sont faits les représentants de chaque race (rien ne précise dans les textes qu’ils sont réellement métalliques), on peut voir dans cette liste l’explication que les vertus qui président à la façon de conduire une vie, que la façon dont se répartissent Dike (Justice) et Hubris (démesure) dans la vie déterminent le sort de chacun dans la vie future.

Chez les hommes de la race d’or comme chez ceux de la race d’argent, c’est la justice qui oriente leur vie en sorte que, après leur mort, les uns comme les autres deviendront des daimones (qu’il ne faut pas confondre avec des démons, les démons étant des esprits intermédiaires entre les dieux et les hommes). À l’inverse, la race de bronze ne cesse de guerroyer : elle est dominée par l’ Hubris et ses membres sont promis à une mort violente. On peut comprendre cette détermination soit comme une forme de prédestination, soit comme un accès possible à une forme de sainteté. Le mythe offre alors une forme de compréhension de l’humanité et du projet de dépasser le sort commun à la qualité d’être périssable.

3. Les figures de la mythologie grecque

3.1. Les douze dieux de l'Olympe

  • Aphrodite ;
  • Apollon ;
  • Arès ;
  • Artémis ;
  • Athéna ;
  • Déméter ;
  • Héra ;
  • Héphaïstos ;
  • Hermès ;
  • Hestia ;
  • Poséidon ;
  • Zeus.

3.2. Autres divinités

  • Asclépios;
  • Atlas ;
  • Chaos ;
  • Charon ;
  • les Charites ou Grâces ;
  • Dionysos ;
  • Éros ;
  • les Érinyes ou Furies ;
  • Gaïa ;
  • Épiméthée ;
  • Érèbe ;
  • Eris ;
  • les Géants ;
  • les Gorgones ;
  • Hadès ;
  • Hélios ;
  • Hespérides;
  • les Moires ou Parques ;
  • Morphée ;
  • les Muses ;
  • Némésis ;
  • les Nymphes ;
  • Nyx ;
  • Ouranos
  • Pan ;
  • Perséphone ;
  • Prométhée ;
  • Protée ;
  • les Titans :
    • Coéos ;
    • Crios ;
    • Cronos ;
    • Océan ;
    • Japet ;
    • Hypérion ;
    • Mnémosyne ;
    • Phœbé ;
    • Rhéa ;
    • Téthys ;
    • Théia ;
    • Thémis ;
  • les Cyclopes ;
  • les Hécatonchires.

3.3. Héros et demi-dieux

À l’origine, le terme de héros désigne une race différente de celle des mortels et des dieux. C’est le cas chez Hésiode.

Par la suite, on a nommé ainsi les demi-dieux ─ personnages issus de l'union d'un mortel et d'un dieu ─ ou les mortels divinisés après leur mort, dont le destin, s'il est digne d'être narré, est extraordinaire (par la naissance, le courage, les qualités ou les vices, voire le caractère monstrueux, qui n'est pas forcément le reflet du mal). Ainsi, Tantale, Œdipe ou Cécrops sont des héros, au même titre qu'Héraclès, Achille ou Persée. Leur comportement les mène souvent à l'hybris et leur mort est la plupart du temps violente. Les héros sont souvent fondateurs : Thésée est celui du synœcisme d'Athènes, Orphée des rites orphiques, Pélops donne son nom au Péloponnèse.

Par extension, tout personnage ayant connu un destin digne d’être raconté est nommé héros, comme les chefs militaires de L’Iliade ou les héros éponymes d’Athènes, même si leur origine divine est lointaine.

3.4. Autres figures

  • Achille ;
  • Amphiaraos ;
  • Amphitryon ;
  • Andromède ;
  • Antigone ;
  • Ariane ;
  • Atalante ;
  • Cacus
  • Danaé ;
  • Deucalion ;
  • Érechthée ;
  • Europe ;
  • Ganymède ;
  • Hélène ;
  • Jason et les Argonautes ;
  • Minos ;
  • Narcisse ;
  • Œdipe ;
  • Orphée ;
  • Pandore ;
  • Patrocle ;
  • Pélops ;
  • Priam ;
  • Sisyphe ;
  • Stentor ;
  • Tantale ;
  • Ulysse.

4. Voir aussi

4.1. Articles connexes

  • Généalogie mythologique grecque
  • Grèce antique
  • Mythologie gréco-romaine
  • Mythologie romaine
  • Religion
  • Religion grecque
  • Dieux inférieurs

4.2. Bibliographie

  • Jean-Claude Belfiore, Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine, Larousse 2003.
  • Ariane Eissen, Les mythes grecs, coll. « sujets », Belin, 1993.
  • Pierre Grimal, Dictionnaire de la mythologie, PUF
  • Giulia Sissa et Marcel Detienne, La vie quotidienne des dieux grecs, Hachette, 1999.
  • Jean-Pierre Vernant, L’univers, les dieux, les hommes, Seuil, 2002.
  • Paul Veyne, Les Grecs ont-ils cru à leurs mythes ?, Seuil, 1984.
  • Pierre Vidal-Naquet, Jean-Pierre Vernant, Mythe et tragédie en Grèce ancienne (tome 2), La Découverte ;
  • Pierre Vidal-Naquet, Jean-Pierre Vernant, La Grèce ancienne, « Du mythe à la raison » (tome 1), « Rites de passages et trangression » (tome 2), Le Seuil.

4.3. Liens externes



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Contenu sous droits d'auteur — Dernière mise-à-jour : 2010-06-03 16:41:50




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