Muller Frères

Intérêt
Les frères Muller, cinq garçons d'une famille comptant neuf enfants, sont nés à Kalhausen, en Lorraine durant l'occupation allemande.

Les deux aînés, Désiré et Eugène, apprennent le métier de la verrerie d'art dans les cristalleries Saint-Louis. En 1885, refusant de faire leur service militaire pour l'Allemagne qui occupe la région depuis la défaite de Sedan, ils gagnent la France. À Nancy, ils font leurs preuves comme graveurs sur verre dans les ateliers d'Émile Gallé.

Ils sont bientôt rejoints par leurs cadets, Henri, Victor et Pierre. Henri, notamment, décide ses frères à créer leur propre atelier à Croismare près de Lunéville.

Les première créations des frères Muller sont alors inspirées par l'École de Nancy : ils s'illustrent en superposant les couches de verre coloré principalement pour façonner des vases. En 1910, Désiré rejoint la cristallerie du Val Saint-Lambert, en Belgique, où il met au point la technique de la fluogravure, qui consiste en une injection de poussières d'émaux alliée à l'éraillage et la gravure à l'acide.

Eugène est tué lors de la Grande Guerre et Émile se rend à Choisy-le-Roi où il travaille en tant que graveur à molette. Jean, Auguste et Camille sont alors engagés à Sèvres chez Houdaille.

En 1919, l'usine Hainzelin de Lunéville, est à vendre. Les frères l'achètent, et modifient leur signature « Muller Croismare près de Nancy » en « Muller Frères Lunéville ». En 1925, lors de l'exposition des Arts Décoratifs, les frères Muller présentent une production nouvelle qui connaît un grand succès. L'entreprise de Lunéville prend alors une ampleur industrielle et compte jusqu'à 350 employés.

Vers le milieu des années 1930, toutefois, la crise économique met à mal la fabrique et d'importante réductions d'effectifs ont lieu à Croismare, puis à Lunéville. Lâchés par leurs actionnaires, les frères Muller abandonnent le métier (après 1934 ?).

Les pièces signées par les frères Muller sont aujourd'hui très recherchées par les collectionneurs, notamment les premières dans le style Art Nouveau, celles-ci étant particulièrement rares. Toutefois, plus faciles à trouver sont les nombreuses copies de ces pièces, réalisées pendant les années 1970–1980 et parfois vendues pour des authentiques : elles portent la signature abrégée « Muller Fres Lunéville » et se distinguent principalement par leurs gammes de couleurs moins riches.

Copyright © Fabrice Philibert-Caillat.







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Contenu sous droits d'auteur — Dernière mise-à-jour : 2011-11-08 00:48:22




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