Il était une fois en Amérique de Leone

Intérêt
Le décès prématuré de Leone en 1989 fait de « Il était une fois en Amérique » son dernier film. Il boucle la trilogie que le réalisateur a consacré à l’Amérique dont il saisit, cette fois, l’évolution qui court du début du XX° siècle aux années soixante. Avec cette bouleversante méditation sur la vie, ses espoirs et ses désillusions, Leone signe son chef-d’oeuvre.


Table des matières

1. Analyse


Le décès prématuré de Leone en 1989 fait de Il était une fois en Amérique son dernier film. Il boucle la trilogie que le réalisateur a consacrée à l’Amérique dont il saisit, cette fois, l’évolution qui court, dans le film, du début du XX° siècle aux années soixante.

Cette vaste période lui est l'occasion d'observer l'évolution de la société américaine à travers l'histoire d'un groupe de gamins issus du quartier défavorisé du Lower East Side de New-York. Ce parallèle entre le destin des individus et celui de la société a pour point commun le thème de la violence au service d'une ambition forcenée de réussite.

Leone choisit au cours de ce demi siècle trois périodes clés qui servent son propos : les années 1920 qui correspondent à l'adolescence de ses personnages (cinq garçons et deux filles du quartier juif de New York), âge critique auquel se dessinent déjà les destins ; les années 1930 où ils atteignent à l'âge adulte au moment de la Prohibition ; les années soixante qui marquent le début de la vieillesse. Mais cette composition complexe en trois époques, développées pour l'essentiel linéairement, se précise et se complète également à travers de subtils retours en arrière et des va-et-vient de l'une à l'autre qui correspondent aux mouvements mêmes de la mémoire et qui sont, par ailleurs, toujours justifiés par le récit ou les émotions des personnages.

D’autre part, suivre l’évolution de ces enfants revient à comprendre celle des Etats-Unis. En effet, deux des enfants se caractérisent par leur caractère entier et leur volonté d’être les premiers plus tard (Deborah désire s’évader de son milieu social et devenir une vedette ; Max, être impulsif, refuse d’avoir un patron) : ils sont donc les moteurs du récit. Noodles, à l’inverse, pensif, méditatif, sans ambition réelle - sinon de se faire aimer de Deborah - et peu en accord avec les méthodes de Max, s’oppose souvent à lui, surtout après son long séjour en prison qui lui a apporté davantage de maturité (1). Il suffit de rappeler la séquence au cours de laquelle Noodles précipite à la mer la voiture, les costumes, les armes, bref les gangsters qu’ils sont devenus, en une sorte d’immersion purificatrice. Un désir de purification par le retour aux valeurs fondatrices de l’enfance commune qui s’exprime aussi à travers les rituelles invitations à prendre un bain que les deux amis se lancent chaque fois que leur amitié est menacée. Leurs destins seront donc très différents. Max (qui incarne le monde de la pègre) et Deborah (qui représente le monde du spectacle : Broadway puis Hollywood) réussissent à intégrer le monde politique et syndical par la violence pour l’un et la compromission pour l’autre. Peu avant la fin du film, ils ont satisfait leurs ambitions, sont des personnages respectées et font partie de l’établissement. Parallèlement, la société américaine nous est montrée progressivement et inéluctablement minée de l’intérieur par le gangstérisme. Le film montre la montée en puissance du crime : de simples magouilles avec le flic de quartier (vers 1920) ; puis l’organisation maffieuse avec le dirigeant syndical (dans les années trente dès l’époque de la Prohibition par l’allusion à l’ascension du syndicaliste Jimmy Hoffa - Jimmy O’Donnell dans le film- permise par la pègre); enfin, la corruption généralisée au pouvoir politique associé au monde artistique (dans les années soixante). Au contraire, Noodles fait partie des laissés pour compte du destin car, méditatif et peu porté vers l’action, il a vécu de sentiments et non d’ambitions.

Mais cette réussite a un envers : elle ne s’accomplit que sur les décombres des amitiés brisées et de l’innocence saccagée. Le film prend alors sa dimension essentielle d’œuvre qui porte un regard désenchanté et amer sur la vie. Ce regard éperdu, absent, nostalgique, est celui de Noodles vieilli et, à travers lui, de Leone (« Un film pareil, on ne peut le réussir qu’avec la maturité, des cheveux blancs et pas mal de rides autour des yeux. Jamais je n’aurais pu faire ce film si je l’avais réalisé à 40 ans. », a-t-il confié) qui nous donne à voir des vies devenues en une soixantaine d’années des destins. Ce qui lui permet de pointer du doigt la condition de la femme (perçue soit comme une vierge inaccessible soit comme une putain), l’inégalité injustifiée des vies (Dominic assassiné au seuil de la vie, Moe et Noodles « sacrifiés »), le déterminisme des milieux sociaux auxquels on ne peut échapper qu’au prix du reniement de ses origines, le triomphe des plus cyniques quand les naïfs et les purs échouent. Certes, il y a bien un prix à payer et le châtiment n’est jamais très loin. A titre d’exemple, on mentionnera la séquence nocturne - vision cauchemardesque quasi fantastique, métaphore cruelle et terrible - qui conclut la dernière rencontre entre Noodles et Max. (2) Les derniers plans du film dans la fumerie d’opium qui reprennent à peu près à l’identique ceux du début - effaçant ainsi les trente années qui les séparent - montre une scène du théâtre d’ombres chinois, visuellement symbolique de l’illusion de toute vie dont on ne perçoit que les apparences et dont la réalité profonde nous échappe. Le film s’achève sur le sourire de Noodles, reflet de l’échec de la vanité des idéaux, de la trahison de l’enfance, de la perversion de l’innocence. Un sourire qui semble nous inviter à fuir la réalité au profit des paradis artificiels - comme si la réalité de la vie valait moins qu’un songe. (3)

Mais une autre signification peut être donné à ce plan du théâtre d'ombres qui ouvre et ferme le film, à cette nostalgie du regard porté sur les désillusions de la vie et à ce sourire : ne sont-ils pas, de la part de Leone, les signes d'un émouvant hommage au cinéma ? En effet, ce sourire qui éclaire le visage jusque-là triste de Noodles n'est-il pas, précisément, celui du spectateur de cinéma qui entre dans la même salle obscure et qui savoure confortablement installé, lui aussi, l'opium d'images cinématographiques qui s'accordent à ses désirs, le temps d'un film.

La réalisation de Leone alterne avec le même brio les scènes chocs, les scènes d’émotion et les scènes cocasses grâce à un rythme contrasté au service d’une mise en scène qui privilégie une lenteur synonyme de contemplation et de réflexion, de gravité et de nostalgie mais aussi les brefs éclats de violence animale (vengeance, sadisme) et de déraison (viol dans la voiture). L’image ne peut s’apprécier indépendamment d’une partition musicale dont l’omniprésence, voire la récurrence, exprime tour à tour une poignante nostalgie (leitmotiv de « Childhood Memories » joué à la flûte de Pan) et le lyrisme des tragédies intimes (notes de piano qui s’égrènent lentement, brusque envol nostalgique des violons relayés par les violoncelles cependant que les banjos ajoutent les notes aigres de l’amertume, douceur caressante des violons de nouveau, ou crescendo d’une voix éthérée).

On citera pour mémoire, comme modèle de réalisation, l'un des plus beaux moments du film quand Noodles (Robert De Niro), vieilli, se retrouve face à l'ouverture par laquelle, enfant, il dévorait des yeux Deborah (Jennifer Connelly/ Elisabeth McGovern). Le regard caméra s'avance, dans une lumière qui s'intensifie et efface peu à peu le détail des lieux, à travers l'ouverture et nous conduit, par une surbrillance, dans une nouvelle époque, celle de son passé, qui impressionne peu à peu la pellicule d'où surgissent ses souvenirs. Ce passage du présent mortifère au passé heureux, éminemment symbolique du sens du film, s'effectue ainsi en douceur grâce à un art impressionniste tout en délicatesse qui nous propose une transition d'une rare mélancolie. Superbe moment de cinéma !... Et heureuse célébration du cinéma car cette « ouverture » représente à la fois le cadre du réalisateur et l'écran du spectateur sur lesquels se joue la magie poétique d'un cinéma qui fait passer, selon les désirs, du présent au passé, du rêve à la réalité.

Ce film représente, à tous points de vue, la quintessence de l'œuvre inoubliable ; ce qui se confirme à chaque nouvelle vision plus de trente années après sa réalisation en 1983.


NOTES :

(1) Il va de soi que cette amitié entre Noodles et Max est placée sous le signe du malentendu. Si Noodles, sentimental né, considère ce dernier comme son égal et lui voue une réelle amitié, les sentiments de Max sont autrement plus ambiguës : d’une nature violente et exclusive, il s’interpose entre Noodles et Deborah qu’il considère comme une rivale et entend écarter de leur route. Une route que son ambition démesurée finit par tracer contre son meilleur ami, considéré comme un frère. Noodles affirme que, dès le départ, le destin de chacun est noué et que l’on sait qui sera un gagnant ou un perdant. Précisément, la manière dont Leone filme la première rencontre entre Noodles et Max est révélatrice. Le réalisateur utilise un plan en contre-plongée très symbolique (Noodles, sur le trottoir, lève les yeux sur un Max juché au-dessus de lui sur une carriole arrêtée dans la rue) en une mise en images qui préfigure, dans l’espace, ce que sera, dans le temps, la supériorité de l’un (Max dominateur) sur l’autre (Noodles dominé).

(2) Lorsque se déroule le face à face final entre Max – qui lui révèle la vérité – et Noodles – qui la découvre –, ce dernier, abasourdi par les révélations de celui qu’il considérait mort depuis trente-cinq années, commence par lui asséner un « Vous êtes fou ». Puis il le vouvoie et s’adresse à lui en l’appelant « M. Bailey ». Ce qui signifie que, pour lui, la personne qui se tient devant lui n’est plus celui qu’il a connu et aimé, mais une sorte de double maléfique et un dément. Le dialogue mérite d’être retranscrit tant il est éprouvant pour le spectateur.

  • Max : « Quand on a été trahi par un ami, on se venge : venge-toi ! »
  • Noodles : « Vous êtes fou. »
  • Max : « Je t’ai volé ta vie. Ta vie, je l’ai vécue à ta place. Je t’ai tout pris… Je t’ai pris ton argent… Je t’ai pris ta femme. Je t’ai laissé trente cinq ans de remords pour ma fausse mort. Pourquoi ne tires-tu pas ? »
  • Noodles : « Monsieur le Conseiller, moi aussi j’ai une histoire mais plus simple que la vôtre. Il y a bien des années, j’avais un ami… un grand ami. Je l’ai donné aux flics pour le sauver… et il a été abattu. Il l’avait voulu. C’était une grande amitié. Ca a mal fini pour lui, et pour moi aussi. Bonsoir M. Bailey. J’espère que cette enquête tournera court. Ce serait dommage que le travail d’une vie soit gâché. »

Ce dialogue – tragique, dans la mesure où l’essentiel de leur existence est passé - sur le sens réel de la vie tel qu’il a été perçu par les deux personnages suscite bien des questions. Noodles a-t-il bien compris combien Max, par son caractère, lui était étranger ? N’a-t-il pas été naïf en s’illusionnant sur cette amitié ? De son côté, Max obnubilé par son désir cynique de réussite à tout prix, a-t-il bien mesuré la force de résistance d’un Noodles, si fidèle en amitié ?

Il n’en reste pas moins que cette scène dramatique se conclut de la plus surprenante des façons. Noodles quitte Max et se retrouve dans la rue nocturne au moment où le moteur d’un camion-benne démarre. Noodles voit sortir un homme – Max – qui (suppose-t-il, car l’acte est masqué par le camion) se jette dans la benne qui le broie. Ce camion massif et sombre, marqué du chiffre 35 (comme les trente-cinq années écoulées) qui disparaît dans la nuit évoque l’intrusion de la mort comme un châtiment barbare. Se révèle alors le sens de la séquence : Max/Bailey ne pouvait ignorer que son ami – dont il connaît la valeur morale - refuserait de se venger et avait donc organisé sa propre mort. Son geste signifie, semble-t-il, qu’il se considère comme le perdant : en dépit de sa trahison, il n’a pas réussi à ébranler les certitudes de Noodles pour qui, trente-cinq années plus tard, l’amitié et la fidélité à soi sont toujours les valeurs suprêmes.

(3) Le parallèle entre le début du film et sa fin est remarquable. Le film s’ouvre sur la période des années 1930 par l’épisode des tueurs qui, désireux de venger la mort de Max, recherchent Noodles pour l’exécuter. Puis on voit précisément ce dernier sur les lieux de la fusillade qui a provoqué la mort de Max, avant qu’il ne se rende à la fumerie d’opium, où il s’installe, jette un coup d’œil au journal qui relate la fusillade et se met à fumer. Le film s’achève sur le suicide de Max sous le regard de Noodles dans les années soixante. Puis, par un effet de surimpression (les feux arrière du camion-benne deviennent les phares avant des autos), surgit le cortège de fêtards en voiture saluant la fin de la prohibition années 1930). Enfin, Noodles arrive à la fumerie d’opium. Et cette arrivée est la reprise même de la scène initiale (même costume, même cravate, même journal plié dans la poche du manteau). Il s’agit là d’un condensé de ce voyage dans le temps d’une vie, qui est le thème privilégié du film. Mais l’on peut se demander si ce « voyage » est réel ou simplement imaginé. Le sourire final de Noodles – dont il a déjà été question dans la partie Analyse ci-dessus - peut aussi signifier que les trente-cinq années de la disparition de Noodles qui sont, en quelque sorte « absentes » du film, et, surtout, le dernier quart d’heure, sont « créés » par Noodles, sous l’emprise euphorisante de la drogue, pour s’auto absoudre de sa trahison envers Max… La fin du film en forme de sourire laisserait alors le spectateur dans l’ambiguïté la plus totale puisque Noodles et Max pourraient être à la fois victimes ou coupables… Parfait exemple d’ambiguïté, ce plan fixe (« le sourire de Noodles »), sur lequel s’achève le film est donc riche de trois significations possibles. Qu’en pense la Joconde ?...


2. Synopsis


Dans les années 1920, dans le ghetto juif de New York vivent en toute liberté de jeunes enfants qui, au contact d’adultes délinquants, commettent chapardages et escroqueries en tous genres. Deux d’entre eux, Noodles, le sentimental amoureux de Deborah, et Max l’ambitieux, d’abord rivaux, puis amis, montrent des qualités de chefs et, portés par le jeu des circonstances, en arrivent à contester la suprématie d’une bande dirigée par un personnage violent, Bugsy, qui, de guerre lasse, abat le plus jeune d’entre eux Dominic. Noodles, fou de rage, se venge en le poignardant et, emporté par sa furie, tue un policier venu s’interposer.

Condamné à plusieurs années de prison, Noodles retrouve à sa sortie sa bande qui a prospéré dans ses activités malhonnêtes et pris de l’envergure. De fil en aiguille, leur groupe soudé s’associe à plus puissants qu’eux et réussissent, pendant la prohibition, à tenir le haut du pavé en intervenant dans le syndicalisme et la politique.

A l’inverse, les relations entre Noodles et Deborah tournent mal, car cette dernière préfère sa carrière à Noodles : vexé, il la viole. De son côté, Max ne connaît plus de limite à son ambition et envisage de s’attaquer à la Banque fédérale. Noodles, inquiet pour la vie de son ami, décide sur les conseils de la maîtresse de Max d’avertir la Police de ce projet qu’il juge insensé.

Max est tué par les policiers au cours de l’intervention. Mais ses complices, à la recherche de Noodles pour l’abattre, exécutent l’amie de Noodles et torturent Moe qui finit par révéler que Noodles se trouve à la fumerie d’opium chinoise. Ce dernier échappe toutefois aux tueurs qui le traquent, retrouve Moe, récupère la clé qui doit lui donner accès au trésor de la bande. Mais la mallette rangée dans une consigne est vide. Noodles quitte alors New York.

Trente-cinq années plus tard, Noodles est de retour dans le quartier, intrigué par une lettre mystérieuse qui lui a été adressée à propos du transfert de la tombe de Max. Il retrouve les lieux de son enfance et effectue à cette occasion un véritable retour dans son passé. Puis son enquête le conduit jusqu’à un certain Bailey, homme politique très influent, qui le convoque pour lui proposer un contrat. Il retrouve l’amie de Max dont les confessions lui apprennent qu’il a été manipulé. Puis, face au Conseiller Bailey, il découvre que, marié à Deborah, il est, en fait, Max, qui avait organisé une mise en scène destinée à faire croire à sa mort. Sur le point d’être démasqué et de voir ses activités douteuses révélées au grand jour, Max, pour préserver sa femme et son fils du scandale, demande à Noodles de l’exécuter moyennant une forte somme d’argent.

Max refuse de se venger et de le tuer. Puis il quitte les lieux. Max le suit peu après pour se jeter dans une benne à ordures qui semblait l’attendre dans la rue.

Le film s’achève sur la reprise de la scène de la fumerie d’opium d’il y a trente cinq ans : un large sourire fige le visage de Noodles.


3. Fiche technique


  • Titre original : Once upon a time in America.
  • Réalisation : Sergio LEONE.
  • Date : 1984.
  • Scénario : Leonardo BENVENUTI, P De BERNARDI, E MEDIOLI, F ARCALLI, F FERRINI, Sergio LEONE.
  • Directeur de la photographie : Tonino DELLI COLLI (Eastmancolor).
  • Musique : Ennio MORRICONE.
  • Production : Armon MILCHAN.
  • Distribution : SNC.
  • Durée : 220 minutes.

Distribution :

  • Noodles : Robert De Niro.
  • Max : James Woods.
  • Deborah : Jennifer Connelly (enfant) puis Elizabeth McGovern (adulte).
  • Jimmy O’Donnell : Treat Williams.
  • Carol : Tuesday Weld.
  • Joe : Burt Young.
  • Frankie : Joe Pesci.
  • Fat Moe : Larry Rapp.
  • Le chef de Police Aiello : Danny Aiello.
  • Philip Cockeye : Stein William Forsythe.
  • Bugsy : James Russo.
  • Patrick Goldberg : James Hayden.
  • Eve : Darlanne Fluegel.
  • Van : Robert Harper.
  • Joe : Richard Bright.
  • Lucy : Angelo Florio.
  • Noodles jeune : Scott Tiler.
  • Max jeune : Rusty Jacobs.
  • Patsy jeune : Brian Bloom.
  • Philip jeune : Stein Adrian Curran.
  • Fat Moe jeune : Mike Monetti.
  • Dominic jeune : Noah Moazezi.


4. Edition DVD zone 2


Image : l’image du DVD a été remasterisée et la qualité est au rendez-vous (on ne voit que de très rares points blancs et un ou deux fourmillements). Le traitement des couleurs opéré par Delli Coll apparaît ainsi dans toute sa beauté : de somptueux contrastes et de savants éclairages mettent en valeur les scènes d’intérieur aux couleurs sombres du présent, tandis que de chaudes couleurs caractérisent les scènes de l’enfance.

Son : remixé en DD 5.1, il confère à la musique inspirée de Morricone une belle présence pour la flûte mélancolique et une ampleur inspirée pour les passages lyriques. Ce sont surtout les enceintes frontales qui sont sollicitées. Voix et dialogues sonnent toujours clairement. Le film propose sur le second DVD un commentaire audio malheureusement en VO non sous-titrée de Roger Schickael. En revanche, le sujet sur Sergio Leone de 20' est, lui, sous-titré. On trouve, en outre, les classiques bandes-annonces et une galerie de photos. Warner a fait des efforts que l'on salue !

Coffret : le coffret de cette édition Collector est proposé dans un étui dont le recto est sobre et évocateur : il présente un fond noir moiré des lettres en relief et un cadre dorés dans lequel s’inscrit un De Niro qui semble jeter un regard sur son passé représenté par un pont et des silhouettes stylisées évoquant la bande des enfants en 1920. Le coffret se déploie en trois parties illustrées de scènes du film. La sérigraphie des deux DVD reprend la présentation de l’étui.

Le film, pour d'évidentes raisons de bonne compression, s'interrompt à la fin du 1° disque avant l'entracte, qui est proposé sur le 2° DVD, une dizaine de minutes après le début. Il est regrettable que l'entracte n'intervienne pas à la fin du 1° DVD, bien sûr, mais la qualité de la compression, ainsi améliorée, était à juste titre prioritaire.



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et plus précisement par le contrat Creative Commons Paternité - Partage des Conditions Initiales à l’Identique Licence France 2.0 de Creative Commons, plus connue sous le nom de "CC-BY-SA".


Droits d'auteur © Henri PHILIBERT-CAILLAT


5. Bande annonce






 
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Contenu sous droits d'auteur — Dernière mise-à-jour : 2017-04-28 10:00:07




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