Histoire

Intérêt
L’histoire est à la fois l’étude des faits, des événements du passé et, par synecdoque, l’ensemble de ces faits, de ces événements. Le nom a pour origine les « Enquêtes » (Ἱστορίαι [(H)istoriai] en grec) d’Hérodote, mais c’est Thucydide qui lui applique le premier des méthodes critiques, notamment le croisement de sources différentes.


1. Périodes de l'histoire

Un découpage de l'histoire en « périodes » a pour double objectif de répondre à une exigence chronologique et de poser des repères, d'indiquer des ruptures qui traduisent un changement d'objet.

Si l’histoire de la terre commence avec la formation géologique du globe terrestre et si l’histoire de l’humanité commence avec l’apparition du genre homo, on limite traditionnellement l’emploi du mot « Histoire » (avec une majuscule) pour les périodes qui nous sont connues par l’intermédiaire de sources écrites, quel que soit le support de ces sources et quels que soient les moyens par lesquels elles nous sont parvenues. Les périodes pour lesquelles de telles sources n’existent pas ayant été nommées, quant à elles, préhistoire et protohistoire.

Les périodes majeures de l'histoire sont, par convention (les limites données entre parenthèses sont celles de l'historiographie française traditionnelle) :

  • Avant l’Histoire :
    • la préhistoire (de l’apparition de l’homme jusqu’à l’émergence des premières civilisations)
    • la protohistoire (période intercalaire des « peuples sans histoire », c’est-à-dire des civilisations postérieures à l’invention de l’écriture mais n’en faisant pas usage ; par exemple, les Celtes, les civilisations pré-coloniales de l’Afrique noire ou les « Indiens » d’Amérique entrent dans cette « période ».
  • L’Histoire :
    • l’Antiquité (des premières civilisations jusqu’à la disparition de l’empire romain d’occident, en 476),
    • le Moyen Âge (jusqu’à la découverte de l’Amérique, en 1492),
    • la période moderne (jusqu’à la Révolution française, en 1789),
    • la période contemporaine (jusqu’à nos jours).

Article détaillé : Périodes de l’histoire

2. L'histoire en tant que discipline

Donner une définition à la fois exhaustive et consensuelle de l'histoire en tant que discipline est une entreprise pour le moins délicate, dont la difficulté tient principalement à deux raisons : le rapport de l'histoire à la science et l'éclatement actuel du champ des études historiques. De plus, sa double définition fait de l'histoire une des seules disciplines dont le sujet se confond avec l'objet.

2.1. Histoire et science

Dans l’enseignement français, comme dans de nombreux pays, l’histoire, en tant que discipline, est rangée dans les sciences dites humaines ou sociales, aux côtés de disciplines telles que l’ethnologie, la psychologie, la sociologie, etc. Et par opposition aux sciences dites exactes ou dures.

Ce « statut », qui fait toutefois encore débat, provient pour une part d'une approche « scientiste » de la discipline, quant à elle largement héritée du concept de « véracité » historique et qui s'est développée surtout à la fin du XIXe siècle sous la plume d'historiens comme Augustin Thierry ou Jules Michelet. Il provient d'autre part de la dimension proprement sociale et humaine de la production littéraire existante qui est rangée en « histoire ».

Parce qu'elle cherche à établir le « vrai » et parce qu'elle est connaissance, l'histoire peut en effet être considérée comme une science ; parce qu'elle est l'étude des faits et non des lois qui régissent les faits, au sens strict, l'histoire n'est pas une science. Cela explique que d'autres sciences, surtout, mais aussi nombre d'intellectuels refusent le caractère « scientifique » de l'histoire.

En revanche, l'histoire appartient, de plein droit, aux disciplines littéraires au même niveau que la philosophie.

Comment, alors, définir le rapport entre l'histoire et la science ? Un point de vue plus consensuel est que l'histoire, discipline nécessairement intellectualiste, « s'efforce » d'être scientifique. Ainsi, Raymond Aron écrit que l'Histoire est « la science que les hommes s'efforcent d'élaborer de leur devenir ».

En France, l'appartenance de l'histoire aux science en général est en partie reconnu dans le fait que le CNRS (Centre national de la recherche scientifique), au travers du département Sciences de l'homme et de la société a des laboratoires de recherches qui pour certains sont essentiellement orienté vers l'histoire.

2.2. Champ de l'histoire

Traditionnellement, l'histoire se distingue de l'archéologie par la référence essentielle à l'écrit. Et sa distinction avec le journalisme, ou avec les « chroniques », tient théoriquement à ce que l'historien se doit d'employer des archives. Ces archives facilitent le recul que l'historien doit prendre par rapport aux faits dans sa quête de véracité. Cependant la notion d'« histoire du temps présent » tend à rendre plus floue cette distinction. Elle indique, également, que le champ de l'histoire s'est dilaté.

« L’histoire, c’est ce que font les historiens » nous annonce Antoine Prost en ouverture de ses Douze leçons sur l’histoire. Tout est dit ici en quelques mots, de la volonté hégémonique de l’historien moderne pour lequel, rien, ou presque, ne doit échapper à son champ d’étude.

L'historien s'occupait en effet d'abord exclusivement d'histoire politique, pratiquant ensuite progressivement l'histoire religieuse, l'histoire militaire et l'histoire diplomatique, encore centrées sur les événements. Sous l'influence du positivisme, l'histoire était même devenue la recherche de la causalité de ces événements.

Les écoles historiques du XXe siècle, principalement françaises, ont brisé ces vieux schémas. L’historien, tel le philosophe antique, est alors atteint d’une « boulimie » intellectuelle lui ouvrant les portes de l’histoire économique et sociale (École des Annales). Privilégiant la « longue durée » au temps court de l’« histoire événementielle », plusieurs historiens, dans le sillage des Annales , proposent de repenser le champ de l’histoire : parmi eux, on peut citer Fernand Braudel, qui « introduit les sciences sociales en histoire » en ayant recours à la géographie, à l’économie politique et à la sociologie ([1]).

De véritables « niches » se mettent alors en place donnant l’aspect d’une Histoire en miettes, pour citer ici le titre de l’ouvrage polémique signé François Dosse (1987). Microhistoire, démographie historique sans oublier le retour en force des approches locales offrent, il est vrai, une image assez hétérogène de l’histoire aujourd’hui.

La recherche et la production historiques qui en résultent sont parfois étonnantes et toujours riches d’enseignements pour la compréhension de notre époque. Citons ici à titre d’exemple, les recherches d’Alain Corbin sur les odeurs au XIXe siècle (Le miasme et la jonquille) ou sur L’avènement des loisirs (1850-1960).

L’élargissement du champ de l’histoire concerne également les sources : l’écrit n’est plus une barrière infranchissable pour l’historien. Ce dernier doit savoir utiliser le moindre indice afin de compléter le puzzle du passé. Aux spécialités les plus anciennes, centrées sur l’écrit comme la paléographie, s’ajoutent une multitude de « sciences auxiliaires de l’histoire », que l’historien doit pratiquer selon ses besoins. Ce dernier n’en reste pas moins un historien au travail quand il pratique ces disciplines. On citera ici les spectaculaires avancées liées à l’archéologie aérienne depuis un demi-siècle, d’abord en Picardie puis dans le reste du monde. Dans le même ordre d’idées, pour les périodes les plus récentes, l’historien, fait désormais appel aux autres médias en plus de l’écrit : enregistrements audio ou vidéo.

Aujourd'hui, seule l'étude des premiers hominidés échappe encore aux travaux d'historiens universitaires : seul le Collège de France assure cet enseignement ; cette partie de la préhistoire n'est donc pas encore intégrée de plein droit sous l'appellation d'« histoire ».

En revanche, les chaires de proto-histoire et de pré-histoire existent au sein de l’Université française, et la fameuse épreuve « hors programme » de l’Agrégation d’histoire comprend des questions portant sur la préhistoire : l’historien a « colonisé » ce territoire, notamment sous la direction d’André Leroi-Gourhan, préhistorien français emblématique. Ce dernier rappelle d’ailleurs dans « Faire de l’histoire » que la différenciation entre l’archéologue et le préhistorien s’est s’opérée au XIXe siècle pour des questions d’approches de la discipline.

En résumé, pour rendre compte du champ aujourd’hui élargi de l’histoire, il est possible de citer Henri-Irénée Marrou qui, dès 1954, indiquait dans son De la connaissance historique : « est un document [historique] toute source d’information dont l’esprit de l’historien sait tirer quelque chose pour la connaissance du passé humain. »

Dans cette conception se pose avec plus d'exigences le problème de la définition de critères objectifs, à la fois pour écrire l'histoire et pour évaluer le travail de l'historien.

Si les qualités de l'historien, au premier rang desquelles figurent esprit critique et ouverture d'esprit, sont des éléments importants qui permettent de le distinguer du « chroniqueur » et, plus généralement, de séparer la production en histoire d'une autre littérature s'intéressant à l'Histoire, la réflexion va au-delà.

Plus que la question des sources, c'est désormais celle de la méthode de travail qui est au cœur de l'élaboration de ces critères.

2.3. Méthodologie

La méthodologie historique est la connaissance des « méthodes » qui servent à élaborer l'Histoire et l'ensemble des conventions encadrant le travail de l'historien. Elle s'intéresse surtout à la démarche intellectuelle employée pour valider ou invalider une thèse en histoire et, ce faisant, elle participe activement au débat historiographique. Enfin, elle permet l'élaboration de nouvelles méthodes. Cette véritable « discipline historique », enseignée en première année de DEUG d'Histoire dans le cursus universitaire français, s'appuie principalement sur deux sources : les conventions universitaires et les conclusions du débat historiographique.

Article de fond : Méthodologie historique

2.4. Historiographie

L’historiographie (1550), littéralement « écriture de l’histoire », est un nom dérivé de l’« historiographe », c’est-à-dire « celui qui écrit l’Histoire ». Elle désignait originellement un ensemble d’ouvrages historiques.

Plusieurs ensembles cohérents d’ouvrages historiques – ou « historiographies » – existent pour une même période, offrant généralement des points de vue différents sur l’Histoire. Jusqu’à la deuxième moitié du XXe siècle, une « historiographie » revêt souvent un caractère national, dans la mesure où elle rapporte un point de vue politique sur des événements. Par exemple, il est possible de citer pour le Moyen Âge l’historiographie byzantine et l’historiographie franque : celles-ci présentent très différemment le problème de la querelle des Images qui opposa un temps l’Église romaine et l’Église byzantine à l’époque de Charlemagne.

Par extension, l’historiographie a désigné l’histoire de l’écriture de l’histoire. Érigée en spécialité de la discipline historique, l’historiographie (allemand Geschichtswissenschaft ou Geschichtsschreibung, anglais historical writing) présente généralement le regard d’un historien sur ses prédécesseurs et sur leur travail : historiens et historiographies. La plupart des historiens célèbres du XXe siècle ont publié au moins un ouvrage à caractère historiographique, généralement en fin de carrière.

L'historiographie traite les mêmes problèmes que la méthodologie, mais l'approche de ces questions est nécessairement différente : schématiquement, on peut dire que la méthodologie a pour objet d'étude le travail que l'historien réalise pour écrire l'Histoire, alors que l'historiographie s'attache au travail fini de l'historien. Aussi, l'historiographie a souvent un caractère plus polémique. Enfin, les conclusions des études historiographiques sont généralement à l'origine des changements méthodologiques.

2.4.1. Histoire de l'histoire

L'histoire de l'écriture de l'histoire est développée dans l'article Histoire de l'histoire.

2.4.2. L'historien

Par définition, un historien « révise » l'Histoire, c'est-à-dire qu'il se doit d'éclairer certaines zones d'ombres du passé. Il ne faut pas confondre le « professeur d'histoire » qui transmet un savoir historique et l'« historien » qui écrit l'Histoire en s'appuyant sur des recherches même si, en raison des liens étroits entre le monde de l'enseignement et celui de la recherche depuis le début du XIXe siècle, l'historien pratique également l'enseignement en milieu universitaire dans de nombreux pays. Ayant de droit accès à toutes les archives ouvertes, il s'appuie sur ses recherches pour délivrer ses résultats, quitte à briser quelques clichés. Cette fonction essentielle à la compréhension du passé est parfois mal admise et les historiens peinent souvent à transmettre efficacement leurs savoirs.

Libéré des contraintes politiques qui pesèrent longtemps sur la profession, à savoir l'attachement à un pouvoir dont il était souvent aussi le chroniqueur, l'historien acquiert une responsabilité importante. L'affaire des négationnistes lyonnais est un cas d'école : il faut faire attention à ne pas confondre les termes de« révisionniste » (tout historien est, par nature, révisionniste) et le terme de « négationniste » : nier une évidence historique (les chambres à gaz des nazis sont un fait avéré et tous ceux qui remettent en cause cette évidence historique sont affublés du titre de négationniste qui les exclut, de fait, du métier d'historien et les place dans le camp des escrocs du Savoir). Les négationnistes sont juridiquement responsables du contenu de leurs écrits et ainsi, condamnables, particulièrement en France : à l'inverse, cette « sévérité » choque aux États-Unis où une conception quasi-illimitée de la liberté d'expression autorise toute publication. Cette conception conduit pour le moins, dans ce cas, à une absence de garde-fous autres que l'acceptation consensuelle d'une thèse historique soumise au débat.

Quelques historiens célèbres : Outre Hérodote et Thucydide, le père de l'histoire classique, il convient ici de citer les trois figures de proue de l'école des Annales : Lucien Febvre, Marc Bloch et Fernand Braudel. D'autres grands historiens modernes sont Moses Finley et Jean Bottéro pour l'histoire ancienne, Henri-Irénée Marrou et Peter Brown pour l'Antiquité tardive, Georges Duby et Jacques Le Goff chez les médiévistes, François Bluche et Pierre Chaunu pour l'histoire moderne, Pierre Nora, Robert O. Paxton et François Furet pour l'histoire contemporaine.

Liste des principaux historiens : Historiens célèbres

2.4.3. Spécialités et sciences auxiliaires

L'Histoire s'est scindée en plusieurs branches, attirant en particulier l'intérêt d'une école historique précise, ou d'un groupe d'historiens. En outre, de nombreuses « sciences » s'inscrivent dans son orbite.

2.4.3.1. Spécialités de l'histoire
  • La micro-histoire
  • L'histoire locale
  • L'histoire économique
  • L'histoire de l'art
  • L'histoire des religions
  • L'Histoire des Sciences
  • L'histoire politique
  • La démographie historique
  • L'histoire des idées
  • L'histoire militaire
  • L'histoire diplomatique
  • L'histoire sociale
2.4.3.2. Sciences auxiliaires de l'histoire
  • l'archéologie
  • l'archivistique
  • la céramologie
  • la diplomatique
  • l'épigraphie
  • la généalogie
  • la géographie
  • la géologie
  • l'héraldique
  • la numismatique
  • la paléographie
  • la prosopographie
  • la sociologie
  • la sigillographie
  • la vexillologie
  • la palynologie

2.5. Enseignement

La célèbre affirmation « Nos ancêtres les Gaulois », dont le contenu est aujourd'hui considéré comme une fiction, est issue de l'enseignement de l'Histoire en France sous la Troisième République.

Cette véritable introduction à l'Histoire de France, présente dans certains manuels scolaires jusque vers le milieu du XXe siècle, donne un exemple de déformation que peut subir l'Histoire enseignée : la République, en effet, devait surtout dépasser le seul cadre chrétien (sacre de Clovis) balisant l'Histoire de France issue de l'Ancien Régime. Une telle phrase offrait également pour avantage de montrer l'exemple d'un territoire, la Gaule, où cohabitaient nombre de peuples différents, à l'image de l'« Empire français » d'alors.

L’idée de l’ancienneté de l’unité nationale à travers le « rassemblement héroïque » des Gaules autour de Vercingétorix est un autre aspect important de l’exploitation de cette période sous la troisième République : la figure du chef gaulois, comme d’ailleurs celle d’autres héros de l’Histoire de France, tel que Bayard, contribua à exalter le sentiment patriotique auprès de la jeunesse, dans un esprit de revanche après la défaite de Sedan survenue en septembre 1870 : ainsi, pour un proche collaborateur de Jules Ferry (Félix Pécaut) l’École devait constituer « la pierre d’angle de la défense nationale » (cit. Pierre Barral dans Depuis quand les paysans se sentent-ils français ?, Ruralia, n° 1998-03). De fait, le chef gaulois, par sa résistance à l’envahisseur, apparaissait comme un précurseur de l’armée révolutionnaire et contribuait à démontrer la nécessité de la loi du 27 juillet 1872 sur le recrutement (service national) en signifiant « la patrie humiliée et mutilée » (P. Barral, ibid.).

Aujourd'hui tournés en dérision, ces clichés ont donc eu leur importance dans la construction non seulement de l'identité française à la fin du XIXe siècle, mais aussi dans la formation des historiens du début du XXe siècle ; il posent le délicat problème du contenu de l'enseignement en histoire.

Article de fond  : Enseignement de l’histoire

2.6. Publications

Outre l'édition de livres d'auteur, les historiens communiquent le résultat de leurs travaux dans de nombreuses revues périodiques qui constituent autant d'outils précieux à la recherche historique. Ces revues, généralement spécialisées dans un thème, dans une période ou encore émanant d'une école, sont rarement diffusées hors d'un cadre strictement universitaire.

Les Annales constituent l’une des très rares exceptions à la règle : cette revue emblématique de l’École des Annales bénéficie d’une aura mondiale. Généralistes, les Annales couvrent l’ensemble du champ des études historiques.

Plus récemment, la recherche en histoire a investi d'autres champs en gagnant notamment le domaine de l'édition électronique (voir notamment [2] et [3]).

Enfin, il existe un certain nombre de revues de « vulgarisation » qui visent à communiquer l’état des connaissances historiques au grand public. Deux titres francophones, notamment, accueillent les contributions d’historiens universitaires et méritent d’être cités : les mensuels L’Histoire (généraliste) et Notre Histoire (histoire religieuse).

Articles de fond : Revues en histoire – Annales d’histoire économique et sociale

3. Épistémologie de l'Histoire

L'« épistémologie » de l'Histoire est une réflexion philosophique sur le discours historique : sa pertinence, toutefois, est contestée dans la mesure où le caractère scientifique de l'Histoire est mis en cause ; elle tire son origine d'une interrogation permanente sur le « sens » de l'Histoire et sur sa « véracité ».

Article complémentaire : Philosophie de l’histoire

3.1. Discours historique

L’Histoire est le fruit d’un processus complexe de transformations des faits : au cœur de celle-ci, les « événements » constituent déjà une narration des faits, rapportés par les « historiographes » : les faits ne deviennent des événements historiques qu’à travers les témoignages qui leur prêtent un sens ; ce sont eux, en définitive, qui constituent la matière de l’Histoire ; cette matière est à son tour transformée par le regard des historiens. Aussi, l’historien à la recherche de la « véracité » doit en permanence s’interroger à plusieurs niveaux :

  • Pour quelles raisons écrit-on l'Histoire ?
  • Dans quel but écrit-on l'Histoire ?

Ou encore,

  • Que disent les sources ?
  • Que comprenons-nous des sources ?
  • Que fait-on dire aux sources ?

3.2. Sens de l'Histoire

L'Histoire a-t-elle un sens, c'est-à-dire une orientation et une signification ? L'historien, guidé par ses propres croyances, se trouve confronté au problème du rôle de l'Homme dans l'Histoire. Celui-ci diffère fondamentalement, selon que l'on prête à l'Histoire une finalité transcendante, étrangère ou inhumaine, telle que la « volonté de Dieu », ou une finalité immanente, éventuellement éthique : l'Homme est maître de son destin et tend à accomplir un « progrès ».

4. Citations

Voici quelques citations sur l'Histoire :

« Voici l’exposé de l’enquête entreprise par Hérodote d’Halicarnasse pour empêcher que les actions accomplies par les hommes ne s’effacent avec le temps... » Prologue de Cicéron aux Histoires d’Hérodote d’Halicarnasse
« L'histoire est un mensonge que personne ne conteste. » Napoléon Bonaparte
« la science que les hommes s'efforcent d'élaborer de leur devenir » Raymond Aron
« L'histoire fait le deuil de l'oralité. » Michel de Certeau, s.j.
« l'histoire est la connaissance du passé humain. », Henry-Irénée Marrou
« L'histoire commence à Sumer » Samuel Noah Kramer

5. Articles en histoire


Voir aussi : Périodes de l’histoire – Histoire de l’histoire – Philosophie de l’histoire – BP – BCE – CE – Les sept merveilles du monde – Personnages célèbres

6. Bibliographie et liens

6.1. Bibliographie

  • Paul Veyne, Comment on écrit l’histoire, Paris, Seuil, 1979.

L’historien aujourd’hui et le champ de l’histoire

  • Guy Bourdé et Hervé Martin, Les écoles historiques, Paris, Seuil, 1983.
  • Antoine Prost, Douze leçons sur l’histoire, Paris, Seuil, 1996.
  • Marc Ferro, L’histoire sous surveillance, Paris, Calman-Lévy, 1985.
  • Jacques Le Goff et Pierre Nora, Faire de l’histoire, Paris, Calman-Lévy, 1974.
  • Jean-Maurice Bizière et Pierre Vayssière, Histoire et historiens, Paris, Hachette, 1995.
  • (sd) François Bédaria, L’histoire et le métier d’historien en France 1945-1995, Paris, éditions de la maison des sciences de l’homme, 1995.

6.2. Liens

6.2.1. généralistes

6.2.2. Institutions

6.2.3. Enseignement supérieur et recherche


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Contenu sous droits d'auteur — Dernière mise-à-jour : 2011-05-21 10:56:31




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