Gaspard de Coligny

Intérêt
Gaspard de Châtillon, comte de Coligny, baron de Beaupont & Beauvoir, Montjuif, Roissiat, Chevignat & autres lieux, plus connu sous le nom de Gaspard de Coligny (Châtillon-sur-Loing, 16 février 1519–Paris, 24 août 1572), amiral de France.

Neveu du connétable Anne de Montmorency, Coligny doit sa fortune à son oncle illustre. Quand Henri II rappelle ce dernier de l'exil où l'avait confiné François Ier, Coligny reçoit la charge de colonel général de l'infanterie, puis d'amiral de France, et devient gouverneur de Picardie.

Il épouse en 1547, Charlotte de Laval, , fille du comte Guy XVI de Laval, dans la chapelle du château de Montmuran, en Ille-et-Vilaine.

En 1557, après la rupture de la trêve de Vaucelles conclue avec Charles Quint, Coligny défend Saint-Quentin, assiégé par l'armée espagnole. Après une résistance éprouvante, il doit se rendre, mais son action a empêché l'invasion.

Quand la Réforme atteint la France, Coligny se convertit, essentiellement à l'instigation de sa femme et de son frère, Odet, cardinal de Coligny. Il devient alors, avec le prince de Condé, l'un des principaux chefs du parti huguenot. En 1563, on l'accuse d'avoir commandité l'assassinat du duc de Guise, perpétré par Poltrot de Méré.

En 1567, il quitte la cour avec Condé pour se réfugier en Bourgogne, puis à La Rochelle. Il est considéré, avec Louis de Condé, François de Coligny et Guyonne XVIII de Laval, comme l'un des instigateurs de la "poursuite de Meaux", en 1567, qui est une tentative des protestants pour s'emparer du roi Charles IX de France et de la reine-mère Catherine de Médicis.

La troisième guerre de religion voit les défaites protestantes s'accumuler : d'abord à Jarnac (13 mars 1569, où Condé est assassiné et où le commandement revient à Coligny, puis à Moncontour (3 octobre 1569), où Coligny est défait par le duc d'Anjou, futur Henri III. L'amiral prend alors la fuite vers le sud avec ses troupes et rejoint l'armée des « vicomtes » en Languedoc. Il reprend l'initiative, et remonte en 1570 jusqu'à La Charité-sur-Loire, menaçant ainsi Paris. Le roi cède, et la paix de Saint-Germain est conclue le 8 août 1570.

Coligny cherche alors à rentrer dans les bonnes grâces de Charles IX, qui l'a condamné à mort et a fait confisquer ses biens. En 1571, il rejoint la cour et le roi lui fait bon accueil. Les ultra-catholiques de la cour, cependant, le haïssent, et son influence sur le roi reste limitée (sa proposition d'intervenir en Flandre contre l'Espagne est rejetée par trois fois. Le 22 août 1572, peu après le mariage d'Henri de Navarre (futur Henri IV), Coligny essuie un coup de feu tiré depuis une maison appartenant aux Guise.

Les historiens sont partagés quant à la responsabilité de cet attentat : elle reviendrait soit à Catherine de Médicis, soit aux Guise, soit au duc d'Albe, agissant pour le compte de Philippe II d'Espagne.

Toujours est-il que Charles IX se rend au chevet du blessé, et lui promet justice. Las, dans la nuit du 23 au 24 août 1572 a lieu le massacre de la Saint-Barthélemy. Coligny est achevé dans son lit, et son corps est défenestré.

En son honneur a été bâti, en 1802, l'oratoire du Louvre, situé actuellement au croisement de la rue de l'Oratoire et de la rue de Rivoli, non loin du palais du Louvre.


Voir aussi


Copyright © les auteurs de l’article original sur le site Wikipédia : l’encyclopédie libre et gratuite pour les sections inaltérées et – dans le cas d’une version modifiée – les auteurs de ce document sur Libre Savoir. (Dans le cas où le nombre total de contributions est supérieur au nombre affiché sur la page d’historique du document, veuillez utiliser les liens de navigation pour obtenir la liste complète des auteurs.)
Coligny, Gaspard de Coligny, Gaspard de Coligny, Gaspard de Coligny, Gaspard de



Contenu sous droits d'auteur — Dernière mise-à-jour : 2010-06-03 16:41:31




Découvrez nos contenus

par catégories

par mots-clés

par dates d'ajout et de modification

Index alphabétique

Partagez vos connaissances !
Pour publier durablement et librement sur Internet, contactez-nous.





/a>