A la folie...Pas du tout de Laetitia Colombani

Intérêt
Voici un premier film d’une jeune réalisatrice (26 ans), Laetitia Colombani, qui force le respect par les qualités qu’il révèle : scénario rigoureux, surprenant, efficace et réalisation particulièrement inspirée, maîtrisée et soignée. Une réussite !


Table des matières

1. Analyse


Le plus difficile est de proposer une analyse précise sans pour autant déflorer l’intérêt d’un film dont le point de départ est des plus simples : Angélique (Audrey Tautou), la bien nommée – visage et sourire d’ange – aime Loïc (S. Le Bihan) qui l’aime. Mais est-ce bien aussi simple ?... S’agit-il d’une comédie sentimentale ou d’un thriller psychologique ?

Les influences du film sont nombreuses et pour en donner un aperçu, il suffit de savoir que les films préférés de L. Colombani sont Rosemary’s baby et Répusion de Polanski, Edward aux mains d’argent de Tim Burton, la Leçon de piano de Jane Campion et Psychose d’Hitchcock [1].

Un titre parfait

Au nombre des réussites de la réalisatrice, on placera, d’abord, le choix d’un titre qui est en parfaite adéquation à la fois avec la construction du récit, avec les sentiments des personnages et avec la signification du film. La première partie pourrait, en effet, s’intituler A la folie alors que la seconde se nommerait pas du tout. D’autre part, Angélique et Loïc se définissent, chacun, par l’une ou l’autre expression employée par le titre. Par ailleurs, le sens du film naît et se nourrit du contraste des deux éléments A la folie ou Pas du tout. Plus original encore, ces deux expressions reflètent deux points de vue sur les mêmes événements et le passage de l’un à l’autre bouleverse le (double) jeu des apparences et la vérité établie. On peut même rappeler que l’origine de ce titre remonte au jeu de l’enfance qui consiste à passer les camarades de jeu en revue, à aller de l’un à l’autre en utilisant chaque élément détaché (je t’aime/ à la folie/pas du tout) pour désigner celui qui est choisi. Or, le cas d’Angélique ne renvoie-t-il pas précisément à l’enfance des traumatismes ?... Je n’ai pas en mémoire de titre de film aussi judicieusement choisi !

Une réalisation exemplaire

On notera ensuite le remarquable démarquage de Psychose dont l’ordre du récit (1° : Histoire de Marion – 2° : Histoire de Norman – Dénouement inattendu) est repris par A la folie… pas du tout (1° : Histoire d’Angélique – 2° : Histoire de Loïc – Dénouement inattendu). Deux points communs apparaissent donc entre les deux films : histoire double d’une femme et d’un homme et même dénouement inattendu bâti sur une faille psychologique ; mais aussi deux différences : inversion des personnages, par rapport au film d’Hitchcock, dans un dénouement qui ferme le film chez l’un tandis qu’il l’ouvre sur une nouvelle histoire chez l’autre.

Mais autant Hitchcok oppose le noir et le blanc, autant la réalisatrice de A la folie … pas du tout joue sur les couleurs. A l’entame du film, des couleurs trop saturées, voire criardes et des contrastes excessifs aux blancs brûlés imposent un excès qui crée un malaise et sert de contrepoint prémonitoire aux bons sentiments et aux sourires béats échangés entre les personnages. C’est dire si la réalisatrice utilise TOUS les éléments de son film pour illustrer – visuellement - son propos ; et ces images trop violemment contrastées du début DISENT le contraire de ce qu’elles sont censées montrer. Autrement dit, la perception du film qui est celle du spectateur est, selon la technique hitchcockienne, l’objet même d’une manipulation de la part d’une réalisatrice qui, par ailleurs, déroule le tapis rouge du récit d’une manipulation concernant le récit cette fois  : on ne peut que s’incliner devant pareille réussite de ce jeu avec le spectateur !

Chaque plan, parfaitement étudié et composé avec le plus grand soin, serait d’ailleurs à commenter et l’on observerait un procédé récurrent : installer au cœur même du décor le plus familier, dans les situations les plus intimes, voire les plus naturelles ou simples, l’ambiguïté et le double sens, comme si tout, dans le film, avait son revers et pouvait s’interpréter autrement ; comme si les morceaux du puzzle pouvaient être ordonnés de deux façons et dessiner ainsi une nouvelle figure, différente de la précédente. On proposera, à titre de premier exemple, la sortie des toilettes des deux personnages qui est comprise comme un signe de leur complicité, à moins qu’il ne s’agisse que d’une simple coïncidence. On peut aussi interpréter les images de la plante rare que sa « logeuse » a confiée à Angélique et qu’elle doit donc soigner et protéger. Un mouvement de caméra cadre en gros plan la plante dont les feuilles se fanent puis tombent : façon on ne peut plus cinématographique - ne pas dire, mais montrer - pour insister sur l’étiolement parallèle du personnage, mais aussi sur l’usure du temps qui passe lorsque toute chose paraît désormais inutile.


Un dénouement réussi


Il faut saluer, enfin, la suprême habileté du dénouement du film. Alors que la réalisatrice avait donné les clefs de l’intrigue, elle parvient pourtant à nous surprendre une dernière fois, à nous saisir, par un ultime coup de théâtre que ménage une séquence remarquable, digne des plus grands maîtres ! Bref, ce récit d’une pathologie psychiatrique - le délire érotomaniaque - est une réussite cinématographique !

Si l’on tient à trouver objectivement un point faible dans le film - exception faite d’une ou deux invraisemblances dans le récit (1) -, ce sera, peut-être, le personnage de l’ami d’Angélique, David, dont le rôle n’est pas crédible dans la mesure où il manque par trop de lucidité – mais l’on peut tout aussi bien (double jeu !) voir dans cette cécité l’effet du charme (au sens étymologique de envoûtement) d’Angélique. Audrey Tautou est parfaite dans ce personnage complexe d’ange et de démon. Quant à Samuel Le Bihan, il n’est, à l’inverse, vraiment pas convaincant…

Véritablement, on souhaite que tout le talent de ce premier film soit mis au service d’un univers personnel pour que la prochaine réalisation confirme tout le bien que l’on pense de cette étonnante première œuvre.

NOTE :

(1) Par exemple, Loïc ne peut penser que la rose d’Angélique - à laquelle est joint un mot manuscrit - a été envoyée par sa femme, dont il connaît forcément l’écriture...


2. Synopsis


NB : Les mentions « première et deuxième partie » ne figurent pas dans le film. Elles sont utilisées ci-après par simple souci d’une présentation plus claire du synopsis.


[Première partie]

Les premières images du générique montrent une jeune femme d’une vingtaine d’années, Angélique, acheter une rose qu’un coursier dépose au cabinet du docteur Le Garrec, un cardiologue, cependant qu’elle se rend à vélo à l’école des Beaux-Arts. La séance de dessin révèle qu’Angélique, loin de respecter les consignes du professeur, n’en fait qu’à sa tête et dessine, à sa façon, le modèle qui pose. A l’issue de la séance, elle apprend sa réussite au concours pour intégrer l’école Antica, qui lui promet une bourse pour son voyage et un local. Elle a tout l’été pour préparer l’exposition. Bref, Angélique est comblée : elle aime un cardiologue et connaît le succès dans ses études. [5ème mn] Elle rejoint une amie, Héloïse, qui sert dans un bar pour la remplacer et payer ainsi ses études. Elle a, par ailleurs, accepté de garder une maison individuelle dans un ensemble pavillonnaire en l’absence de ses propriétaires, les Dubois-Rollin, en partance pour un an à Washington. Puis on la voit à une réception où se trouve précisément le docteur Loïc Le Garrec, mais c’est un ami étudiant en médecine, David, qui l’invite à danser : elle lui confie qu’elle ne peut s’approcher de Loïc car les invités pourrait le répéter à sa femme Rachel, brillante avocate, qui attend un enfant. Dépité, David, son amoureux secret, la met en garde contre cette situation, mais elle le quitte et se rend aux toilettes, au premier étage, où la rejoint Loïc. David les voit ressortir ensemble. Lorsque Loïc quitte la réception, Angélique le suit aussitôt. Et il la ramène chez elle. [10ème mn]

Fiévreusement, chez elle, elle prépare son exposition ; au jardin public, elle fait des dessins du docteur Le Garrec jouant avec un enfant, fait livrer l’un de ses tableaux au cabinet de Loïc et se pare et se maquille pour recevoir chez elle. Mais personne ne vient. [14ème mn] Déambulant dans la rue en compagnie de Héloïse, elle s’arrête pour faire faire un double de sa clé et l’adresser à Loïc. Précisément, à travers la vitrine, elle le voit passer et entraîne son amie dans son sillage pour le lui présenter, quand surgit de l’entrée du cabinet médical Rachel, sa femme, qui l’étreint. De dépit et de colère, Angélique griffonne un message sur le pare-brise de la voiture du médecin : « Ne laisse pas ta femme nous séparer. » Elle explique à Héloïse, selon laquelle cette aventure est sans lendemain, que sa femme se sert de sa grossesse pour le garder et que sa liaison avec Loïc est unique. Touchée par la détresse d’Angélique, Héloïse lui propose de passer la nuit chez elle. Pendant ce temps, Loïc se rend au domicile d’Angélique et trouve porte de bois. On s’aperçoit que la jeune femme, qui parle de son enfance à Lea, la fillette de son amie, a une imagination très vive et peut s’inventer une réalité à laquelle elle croit. Le lendemain, Angélique a deux heures de retard pour prendre son tour au bar : elle a en effet eu un accident avec le scooter de Héloïse, est blessée au bras et promet de rembourser les frais. David, venu la soigner chez elle, lui annonce que la femme du médecin a fait une fausse couche. Angélique est au courant et lui signale qu’elle part en voyage à Florence avec Loïc. David la met en garde : elle ne doit pas croire tout ce que le docteur lui raconte. Elle se rembrunit : cet amour est son seul espoir de bonheur. [20ème mn]

Loïc et Rachel se disputent et elle quitte le domicile conjugal, cependant qu’Angélique, heureuse, essaie une robe de mariée, se rend chez Héloïse pour évoquer son voyage à Florence et lui demander de s’occuper de la maison. Elle arrive à l’aéroport et attend son amoureux. Mais personne ne vient. De retour, elle s’arrête sur pont et jette sa valise à l’eau. Chez elle, elle se met au lit et laisse le temps passer sans rien faire, déprimée. Elle raccroche au nez de Mme Dubois-Rollin, s’adonne fiévreusement à la peinture et guette Loïc à travers les fenêtres de son domicile devant lequel elle finit par s’évanouir. [27ème mn] Inquiète de la dépression d’Angélique, Héloïse prévient David, furieux, qui se rend chez Loïc pour lui reprocher ses mensonges. Ce dernier réfute et précise qu’il lui a toujours dit la vérité. Angélique, devenue raisonnable et décidé à oublier celui qui la rend malheureuse, veut toutefois lui faire un cadeau d’adieu. David commence par refuser, puis finit, à contre cœur, par accepter. Mais il découvre qu’elle a mis en dépôt-vente un meuble qui ne lui appartenait pas pour que le cadeau soit magnifique. Il la met une nouvelle fois en garde contre Loïc « qui est en train de la rendre folle » et la quitte. [30ème mn]

Volets fermés et enfermée de nouveau chez elle, Angélique se coupe du monde extérieur : oublie son exposition, déchire des vêtements au cutter et entend à la télévision que Loïc a agressé une patiente, Sonia Jasmin, qui a porté plainte et veut le faire rayer de l’Ordre des Médecins. Folle de rage, Angélique cherche l’adresse de cette femme. Héloïse apprend par la radio, en prenant son petit déjeuner avec sa fille Lea, que Sonia Jasmin a été retrouvée morte, victime d’une crise cardiaque, suite à une altercation. Elle se rend aussitôt chez son amie, découvre horrifiée un intérieur laissé à l’abandon, voire dévasté et s’aperçoit qu’elle a une plaie au visage. La police sonne à sa porte pour l’interroger. Elle ment sur son emploi du temps en impliquant Héloïse qui finit par la faire avouer : Angélique reconnaît avoir tué Sonia Jasmin et menace son amie de la dénoncer pour avoir volé de l’argent dans la caisse du bar. Angélique se précipite au domicile de Loïc pour le voir embrassé par sa femme et arrêté. De retour chez elle, elle ouvre le gaz. [38ème mn]

[Un déroulement accéléré d’images monté selon un ordre inverse à l’ordre chronologique sert de transition avec le retour aux premiers plans du film, et à la vision d’une Angélique radieuse.]

[Deuxième partie]

Angélique achète et fait livrer une rose au docteur Loïc qui la croit envoyée par sa femme Rachel. Il sont très heureux en ménage et se réjouissent de la prochaine naissance de leur premier enfant. Par ailleur, il est harcelé par une patiente, Mademoiselle Sonia Jasmin, qui le force à des consultations inutiles et se déshabille volontiers devant lui. [42ème mn] Lors de la réception, la rencontre dans les toilettes entre Angélique et Loïc est purement fortuite : c’est elle qui lui a adressé la parole pour établir une forme d’intimité en lui précisant qu’elle s’occupe de la maison de ses voisins, les Dubois-Rollin partis aux Etats-Unis. S’il l’a raccompagnée chez elle, c’est parce qu’elle s’est mise sur son chemin et qu’il habite, donc, dans le même ensemble pavillonnaire. Dans le jardin public, Angélique lui a laissé ses dessins de lui, provoquant son départ inquiet de se sentir épié. Le tableau qu’elle lui a envoyé était de sa propre initiative. Bref, le docteur se sent harcelé, d’autant plus que, outre ces témoignages, son répondeur reçoit des messages débordants d’amour au grand dam de sa femme tourmentée par des soupçons grandissants et une jalousie naissante qui la détachent peu à peu de lui. [52ème mn]

Loïc découvre même une déclaration d’amour sur son pare-brise. Il en vient, pour se disculper auprès de Rachel, à dresser une liste des personnes de son entourage susceptibles de lui jouer ce mauvais tour. Son caractère s’altère et il veut licencier sa secrétaire coupable d’erreurs renouvelées, mais renonce finalement. Un soir, il va vainement frapper à la porte d’Angélique pour se procurer la bouteille de lait qui manque à sa femme. [60ème mn] Puis il apprend que sa femme, renversée par un conducteur à scooter qui a pris la fuite, a fait une fausse couche. Déprimée, Rachel a du mal à retrouver goût à leur vie à deux quand elle trouve sous sa porte une clé adressée à Loïc, ce qui déclenche une crise de jalousie et son départ du domicile conjugal. De son côté, Loïc, traumatisé, peine à mettre de l’ordre dans ses activités professionnelles contaminées par les aléas de sa vie privée. Il finit par licencier sa secrétaire, subit la visite de David venu plaider bruyamment la cause d’Angélique et reçoit le fameux cadeau imaginé par Angélique : un cœur humain emballé dans un paquet. Perdant alors tout contrôle, il agresse Sonia Jasmin, sa patiente, qu’il gifle, et qui porte plainte contre lui. Le lendemain, cette dernière est retrouvée morte à son domicile. Il est ensuite arrêté et interrogé, mais Rachel entend assurer sa défense et ment en prétendant avoir passé la nuit avec lui pour le disculper de l’assassinat de sa patiente. [71ème mn] De nouveau ensemble, Loïc et Rachel passent une soirée heureuse lorsqu’en pleine nuit les sirènes des pompiers poussent Loïc à aller voir ce qui se passe : sa voisine Angélique s’est asphyxiée au gaz. Il la sauve en lui faisant du bouche à bouche et en lui donnant les premiers soins. [73ème mn]

Sur son lit d’hôpital, Angélique raconte à David à son chevet comment l’amour de Loïc – il l’a enlacée, l’a embrassée - l’a sauvée de la mort et lui explique que les malentendus entre eux se sont enfin estompés. David, excédé par ce discours, se jette sur Loïc venu rendre visite à celle qu’il a sauvée de son suicide. Loïc finit par comprendre que celle qui le poursuit de ses assiduités est Angélique ; il retrouve la clé qui lui avait été envoyée, traverse la rue, essaie la clé et entre chez Angélique où, dans le chaos d’un intérieur dévasté, il découvre le culte qu’elle lui voue à travers lambeaux de lettres, robe de mariée déchirée, portrait monumental de lui, et, surtout, une fleur desséchée qu’il se souvient lui avoir offerte, tout à sa joie d’apprendre qu’il allait être père, lors d’une rencontre fortuite. [81ème mn] Il se précipite alors à l’hôpital, mais Angélique en est parti avec David, dont elle a accepté l’invitation à passer quelques jours dans le Périgord. Tout s’enchaîne alors : la police fouille l’appartement d’Angélique que Madame Dubois-Rollin retrouve dévasté. Puis Angélique se rend au cabinet de Loïc, en train de le déménager. Il se débarrasse d’elle en lui faisant comprendre que tout ce qu’elle croit est le fruit de son imagination maladive. Elle saisit un objet et lui en porte un violent coup par derrière le blessant grièvement. Dans un état second qui l’empêche de reconnaître David, elle est arrêtée par la police et internée dans un hôpital psychiatrique pour un traitement d’une durée indéterminée, suite à un jugement émis à son encontre après expertise médicale : elle souffre en effet d’une forme aiguë d’érotomanie. [84ème mn]

Peu à peu Loïc sort de l’obscurité du coma dans lequel il était plongé par une Angélique qui, de son côté, entre dans la nuit de la folie.

Plusieurs années passent.

Le docteur Le Garrec s’est rétabli, malgré ses séquelles physiques, porté par l’amour de Rachel et la présence affectueuse de sa fillette née depuis. Quant à Angélique, après les soins chimiques et les électro-chocs, elle quitte enfin le centre psychiatrique, puisqu’elle est guérie selon son docteur. Pourtant, le garçon de salle chargé de rénover sa chambre découvre, derrière une armoire, un portrait grandeur nature de Loïc, fait d’une multitude de cachets et de gélules qu’Angélique n’a donc jamais pris… [88ème mn]

Après un fondu au noir qui clôt le film, s’inscrit à l’écran le texte suivant :

« Bien que mon amour soit fou
Ma raison calme les trop vives douleurs
De mon cœur en lui disant de patienter, et d’espérer toujours… »

(Une érotomane internée pendant plus de cinquante ans.)


3. Fiche technique


  • Réalisation, scénario et dialogues : Laetitia COLOMBANI avec la collaboration de Caroline THIVEL.
  • Directeur de la photographie : Pierre AÏM.
  • Musique : Jérôme COULLET.
  • Production : Charles GASSOT - Téléma.
  • Distribution : UFD.
  • Durée : 90 minutes.
  • Année : 2002.

Distribution :

  • Angélique : Audrey TAUTOU.
  • Loïc : Samuel LE BIHAN.
  • Rachel : Isabelle CARRÉ.
  • David : Clément SIBONY.
  • Héloïse : Sophie GUILLEMIN.
  • Julien : Éric SAVIN.
  • Claire Belmont : Michèle GARAY.
  • Anita : Élodie NAVARRE.
  • Jeanne : Catherine CYLER.
  • Sonia Jasmin : Nathalie KREBS.
  • Mme Dubois-Rollin : Sophie VASLOT
  • Commissaire : Vania VILERS


4. Edition DVD zone 2


Le film exalte des couleurs très saturées, lumineuses, et propose une image qui peut devenir plus sombre mais toujours parfaitement définie. Les deux pistes sonores sont discrètes mais signalent avec beaucoup de précision (DTS oblige) une partition musicale en parfaite adéquation avec le climat ambigu du film. Le commentaire audio de Laetitia Colombani est indispensable pour mieux décoder les détails d’une réalisation particulièrement travaillée. Sont également offertes des scènes coupées et des fins différentes. Enfin, un court-métrage de la réalisatrice est proposé. La jaquette est intéressante en ce qu’elle illustre le thème du double sur lequel repose le film. Partagée horizontalement en deux, elle affiche sur la partie supérieure une Audrey Tautou déterminée derrière les barreaux symboliques de son univers alors qu’en dessous Samuel Le Bihan apparaît accablé. Une affiche, comme le film, bien composée.



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et plus précisement par le contrat Creative Commons Paternité - Partage des Conditions Initiales à l’Identique Licence France 2.0 de Creative Commons, plus connue sous le nom de "CC-BY-SA".


Droits d'auteur © Henri PHILIBERT-CAILLAT


5. Bande annonce





 
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Contenu sous droits d'auteur — Dernière mise-à-jour : 2016-10-24 12:53:15




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